À travers ce qu’on appelle, d’une dénomination en soi discutable, la « crise migratoire », l’Europe se trouve confrontée à la question du sens qu’il est encore possible de donner à l’idée d’universalisme. Au point qu’on peut considérer les « politiques migratoires » aujourd’hui adoptées comme un véritable test, à la fois démocratique et cosmopolitique, pour l’Union européenne. Que masquent en vérité ces politiques migratoires ? Quel statut politique accorder aux réfugiés comme aux migrants ? Quelle expression juridique ou institutionnelle serait-il possible de donner à ce que H. Arendt appelait le « droit d’avoir des droits », ou à  cette idée d’une co-citoyenneté universelle où E. Balibar voit le fondement d’une conception renouvelée de la démocratie ?

 

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