Virus Zika : après l'épandage du pesticide, l'enfumage des médias

Par la grâce des médias, le scandale des milliers de malformations congénitales graves, dues au mépris total du « principe de précaution » dans l'utilisation des insecticides ne sera rien de plus qu'un pétard mouillé

Pour rester crédible, l'appareil médiatique est obligé de relater le scandale, mais le gouvernement brésilien et Monsanto lui seront reconnaissants de nous avoir fait le coup du « pt'êt' ben qu'oui, p'têt ben qu'nan »

Le récapitulatif qui suit intègre :

- ce que la télé nous a montré récemment,

- un article de l'Est Républicain intitulé : « Zika : un insecticide en accusation » (13-02-2015, dans France-Monde »

- et l'article de l'Express intitulé : « Virus Zika: un insecticide suspecté d'être à l'origine des cas de microcéphalie »

 

Récapitulatif:

Le virus Zika, propagé par le moustique tigre, a été récemment présenté par la télé comme responsable de cas de microcéphalie, malformation congénitale avec une réduction spectaculaire du volume de la boite crânienne

La vue de ces malformations justifiait alors implicitement l'utilisation de pesticides à haute dose, comme cela était présenté également dans la même émission.

L'insecticide en question est appelé pyriproxyfène. Il est fabriqué au Japon par une filiale de Monsanto. On l'utilise à cause de sa propriété de bloquer la croissance des moustiques, et son usage est recommandé par l'OMS afin de lutter contre l'épidémie de dengue. Il provoque chez les insectes des malformations qui les tuent ou les rendent stériles

A l'opposé de ce discours qui impute ces malformations au virus Zika, une autre hypothèse présentée par les médias à partir du 13 février avance au contraire des arguments qui sont accablants pour cette utilisation des insecticides par les apprentis sorciers

- plus de 4500 cas de microcéphalie ont été constatés dans des zones où le gouvernement brésilien a ajouté de cet insecticide, le pyriproxyfène à l'eau potable

- il n'y a pas eu de tels problèmes chez les nouveaux-nés lors des précédentes épidémies de Zika, alors que près de 75% de la population avait été infectée par le virus.

- pas de cas de microcéphalie non plus dans d'autres pays comme la Colombie, le deuxième pays le plus touché au monde après le Brésil

Sans commentaires!

Ortograf-FR doc g057-g02 février 2016

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