Soutien inconditionnel d'EELV à Eva Joly

La liberté de parole qui existe chez EELV ne correspond guère aux moeurs du microcosme politique. Tout comme Eva Joly a toute latitude pour porter le programme EELV haut et fort, militants et autres figures plus médiatiques ont le droit d'émettre des critiques quand ils pensent qu'elle a fait une erreur. Cela en défrise certains, habitués à la politique le doigt sur la couture sur le pantalon. Il n'empêche que tout EELV est aux côtés d'Eva Joly, comme l'indique quelques exemples ci-dessous.

"N'en déplaise aux Cassandres, je serai aux côtés d'Eva Joly pendant toute la campagne, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente."

Cécile Duflot ce jour

 

«Nous avons choisi une candidate, nous la soutenons» explique le député EELV François de Rugy

Interview complète ici: http://www.20minutes.fr/presidentielle/829216-nous-choisi-candidate-soutenons-explique-depute-eelv-francois-rugy

 

Bové: «Il faut arrêter d'être masochistes»

 

Qu'une dynamique peut avoir des contradictions. Depuis 2009, EE-LV a connu deux succès électoraux: le parti a grandi et connu une dynamique. Qu'il faut entretenir en pesant dans le débat présidentiel et en nouant des accords avec un partenaire pour les législatives. Mais c'est effectivement compliqué car ces deux moments ont deux logiques différentes...

Faire un accord pour les législatives impose des compromis avec notre partenaire du PS. C'est bâtir, s'entendre, trouver des dénominateurs communs. Faire une campagne présidentielle impose à l'inverse un refus du compromis. C'est cliver, se différencier, et critiquer les autres projets. On s'est donc retrouvés dans des contradictions et un pataquès qu'on espère désormais derrière nous puisqu'Eva Joly a rappelé qu'elle soutiendrait Hollande au deuxième tour.

La situation n'est pas bonne. Le nier serait faux. On a intérêt à changer la donne. Ce que l'on vient de faire entre nous cette après-midi, où on était une trentaine d'EE-LV, d'Eva Joly à Jean-Vincent Placé, en passant par Yannick Jadot, à se parler et se dire vraiment les choses. Le débat entre réalistes et fondamentalistes, radicaux ou pragmatiques, est un faux-débat. L'état-major derrière Eva Joly est composé d'élus, des gens habitués à des compromis pour faire progresser au mieux nos idées...

Oui, c'est vrai. Il faut qu'on soit davantage calés et arrêter d'être masochistes. Il faut tirer les constats de nos erreurs réciproques avec le PS. Et arrêter les attaques violentes, comme celles auxquelles se sont livrés Bertrand Delanoë ou Gérard Collomb, qui parle de khmers verts. Affaiblir l'accord, c'est affaiblir Eva Joly. C'est affaiblir la dynamique de victoire de la gauche. L'accord est un bon accord. La preuve, la virulence avec laquelle la droite s'échine dessus prouve que cet accord les inquiète et qu'il lui faut à tout prix casser la dynamique collective qui dessine une alternative puissante au sarkozysme.

Même si ça a été violent avec le PS, et hérissé de mensonges éhontés avec la droite, le nucléaire est pour la première fois au coeur de la campagne. C'est une victoire pour nous. Si cette question est beaucoup plus que symbolique, c'est qu'elle traduit un choix de société et ne se réduit pas à un débat sur l'électricité, qui ne concerne que 20% de l'énergie consommée en France. Remettre en cause le nucléaire, c'est remettre en cause des mariages historiques: entre la droite et le PC après guerre. Entre des lobbies et l'appareil d'Etat. C'est non seulement le craquellement de tout un modèle basé sur le monopole énergétique qui chancelle, mais aussi un modèle politique...

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