La Ligue de l'enseignement aux Rencontres féministes des 2 et 3 juillet

Les Rencontres féministes se dérouleront à Evry les samedi 2 et dimanche 3 juillet.

Les Rencontres Féministes en mouvement sont nées à l'initiative de l'association "Osez le féminisme", soutenue par une trentaine d'associations dont la Ligue de l'enseignement. Toutes les informations pratiques sont en ligne sur le site dédié.

Cet événement est ouvert à toutes et tous : militantes et militants féministes ou simplement curieuses et curieux intéressés par la bataille pour l'égalité femmes - hommes. Au programme : débats, projections, rencontres, échanges, village associatif, librairie féministe, expositions, soirée festive.

Cet événement aura lieu les 2 et 3 juillet 2011 à Evry et sera ouvert à toutes et tous : militantes et militants féministes ou simplement curieuses et curieux intéressés par la bataille pour l'égalité femmes - hommes. Au programme : débats, projections, rencontres, échanges, village associatif, librairie féministe, expositions, soirée festive.arton430.jpg

Si la Ligue de l’enseignement reste à l’image de la société à laquelle elle appartient, elle s’est pourtant toujours engagée dans des actions de transformation sociale. La Ligue de l’enseignement a été fondée il y a plus de 140 ans par des républicains arborant moustaches, favoris et barbes. Certains, comme Jean Macé et Ferdinand Buisson, furent des militants féministes. D’autres furent réticents, même à l’égard du droit de vote des femmes, susceptibles d’être influencées par le clergé. Indiscutablement et durablement masculine, la Ligue a toutefois été à l’avant-garde de l’éducation des filles et a promu efficacement l’engagement associatif des femmes.

Contrairement à d’autres organisations, la Ligue est ouverte aux femmes dès l’origine. Un « Comité des dames » est créé, traversé de contradictions entre philanthropie et féminisme (1). Dès 1866, année de fondation, des centres d’enseignement pour les filles sont ouverts. L’éducation des filles et des femmes restera un engagement concret et constant, traité sous diverses formes par plusieurs congrès. La Ligue jouera un rôle décisif pour l’acceptation des filles dans l’enseignement technique. A quelques exceptions individuelles prés, la Ligue sera absente de la réflexion sur la mixité scolaire. En revanche, elle appuiera le vote des lois émancipatrices en matière de mœurs (droit à la contraception, à l’IVG, à l’éducation à la sexualité…) et reste mobilisée sur ce sujet.

En 2000 la Ligue a remis en chantier la question de l’engagement associatif des femmes. Une enquête interne a mis en évidence leur sous représentation dans ses instances dirigeantes. L’année suivante, une étude fondée sur le travail militant de 240 femmes élues au sein du réseau a été confiée au Centre d’études des solidarités sociales (CESOL) (2). Un colloque organisé en 2003 a mis en valeur cette étude et proposé des perspectives, dont une action spécifique mise en œuvre dans nos secteurs sportifs, Ufolep et Usep. La question des rapports de genre, dans et hors de la Ligue, est aujourd’hui une des dimensions de la mission « Laïcité-Egalité-Diversité ».

(1) Jean-Paul Martin, in « Le pouvoir du genre. Laïcités et religions 1905-2005 », sous la direction de Florence Rochefort Presses universitaires du Mirail.

(2) Pratiques de l’engagement au féminin. CESOL Mars 2003

 

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