Jour d’élection à Nogent sur Marne

Ciel gris, léger crachin. 13 heures 30.  Panneaux électoraux.

Ciel gris, léger crachin. 13 heures 30.  Panneaux électoraux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bureau de vote habituel dans cette école troisième République où, il y a six ans j’assurais la permanence auprès de l’urne,  la journée avait passé vite tant les électeurs se pressaient sans discontinuer, là, personne avant moi, c’est plus que calme, quasi vide. Je vérifie bien mon bulletin et ça y est j’ai voté, l’espoir au cœur ; j’ai gardé comme preuve le nom de l’autre, de celui qui a dégradé le pays pendant cinq longues années.

 

 

 

 

 

 

Deuxième bureau de vote, pour une procuration cette fois, une école dans  laquelle je n’avais encore jamais pénétré, un peu sinistre, figée dans  un temps révolu, on dirait qu’elle n’a pas été fréquentée depuis les années trente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mêmes opérations, même vote, même preuve conservée :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la sortie clin d’œil au petit bas-relief de la façade, éloge à cette éducation honnie par celui que j’espère voir ce soir chassé de notre Histoire.

 Maintenant il reste à attendre, dans l’impatience et l’inquiétude, dans  l’espérance, « cette petite fille de rien du tout » si chère à un socialiste nommé Charles Péguy, tant utilisé à mauvais escient pendant cinq ans et qui en ce six mai 2012, sera peut-être enfin vengé…

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.