Cédric Lépine
Abonné·e de Mediapart

Billet publié dans

Édition

Le monde de la BD

Suivi par 122 abonnés

Billet de blog 21 janv. 2022

"Le Loup gris" de Pécau, Mavric et Verney

Durant la Seconde Guerre mondiale, une chef de tank russe est confrontée à un mystérieux char allemand surnommé Maus (la souris) qui semble indestructible et sème la mort autour de lui.

Cédric Lépine
Critique de cinéma, essais littéraires, littérature jeunesse, sujets de société et environnementaux
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Parution du roman graphique : Le Loup gris de Jean-Pierre Pécau, Senad Mavric et Jean Verney

Dans une série consacrée aux « machines de guerre », Le Loup gris raconte l’histoire fictive d’une arme de guerre nazie qui n’a jamais été mise en service mais qui est le reflet des peurs des armées alliées. Seule survivante du Panzerkampfwagen VIII Maus qui surgit aussi bien d’une forêt épaisse que du fond d’un lac, une officier russe est déterminée à détruire cette arme redoutable tout droit surgi d’un cauchemar. Le contexte militaire russe ne laisse aucune illusion sur l’implication des militaires russes : étroitement surveillés par les services secrets de l’Armée Rouge, officiers et militaires se battent pour survivre sans se projeter dans un monde de paix. Le récit est ainsi concentré sur un épisode court de la guerre dont l’enjeu est simplement de mettre en valeur une machine de guerre dont les plans étaient déjà très détaillés mais dont la réalisation n’a jamais été conduite à son terme. Cette arme de guerre est le reflet de la démesure nazie toujours plus obsédée par la destruction massive que la protection des soldats de son armée.

Le roman graphique qui n’est donc pas adapté d’une histoire vraie, projette le cauchemar de projets nazis laissés en suspens avec la fin de la guerre. L’approche semi documentaire de la guerre vue de la progression d’un tank est ici au service de la description de cette arme de guerre qui a effectivement marqué de manière déterminante l’évolution de cette guerre mondiale jusqu’à son terme ultime. Si l’histoire est courte, c’est qu’il n’y avait effectivement pas non plus de la part de Jean-Pierre Pécau, scénariste de cette BD, une grande ambition à présenter toute une reconstitution historique. Cette fascination pour une machine de guerre « diabolique » au sens où l’on ne voit jamais les occupants de celle-ci, est comparable à l’horreur et l’angoisse provoquées par le camion fou dans Duel de Steven Spielberg.  

Le Loup gris
Jean-Pierre Pécau (scénariste), Senad Mavric (illustrateur), Jean Verney (coloriste)

Nombre de pages : 56
Format : 24 x 32 x 1,3 cm
Date de sortie (France) : 12 janvier 2022
Éditeur : Delcourt
Série : Machines de guerre
Collection : Histoire & histoires

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Comment le CHU de Bordeaux a broyé ses urgentistes
Les urgences de l’hôpital Pellegrin régulent l’accès des patients en soirée et la nuit. Cela ne règle rien aux dysfonctionnements de l’établissement, mettent en garde les urgentistes bordelais. Épuisés par leur métier, ils sont nombreux à renoncer à leur vocation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Force ouvrière : les dessous d’une succession bien ficelée
À l’issue du congrès qui s’ouvre dimanche, Frédéric Souillot devrait largement l’emporter et prendre la suite d’Yves Veyrier à la tête du syndicat. Inconnu du grand public, l’homme incarne, jusqu’à la caricature, le savant équilibre qui prévaut entre les tendances concurrentes de FO.
par Dan Israel
Journal
« Travail dissimulé » : la lourde condamnation de Ryanair confirmée en appel
La compagnie aérienne a été condamnée, en appel, à verser 8,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». La firme irlandaise avait employé 127 salariés à Marseille entre 2007 et 2010, sans verser de cotisations sociales en France. Elle va se pourvoir en cassation.
par Cécile Hautefeuille
Journal — Social
En Alsace, les nouveaux droits des travailleurs détenus repoussent les entreprises
Modèle français du travail en prison, le centre de détention d’Oermingen a inspiré une réforme du code pénitentiaire ainsi qu’un « contrat d’emploi pénitentiaire ». Mais entre manque de moyens et concessionnaires rétifs à tout effort supplémentaire, la direction bataille pour garder le même nombre de postes dans ses ateliers.
par Guillaume Krempp (Rue89 Strasbourg)

La sélection du Club

Billet de blog
par Bésot
Billet de blog
Ce qu'on veut, c'est des moyens
Les salarié·es du médicosocial se mobilisent à nouveau les 31 mai et 1er juin. Iels réclament toujours des moyens supplémentaires pour redonner aux métiers du secteur une attractivité perdue depuis longtemps. Les syndicats employeurs, soutenus par le gouvernement, avancent leurs pions dans les négociations d'une nouvelle convention collective avec comme levier le Ségur de la santé.
par babalonis
Billet de blog
Le service public d’éducation, enjeu des législatives
Il ne faudrait pas que l’avenir du service public d’éducation soit absent du débat politique à l’occasion des législatives de juin. Selon que les enjeux seront clairement posés ou non, en fonction aussi des expériences conduites dans divers pays, les cinq prochaines années se traduiront par moins ou mieux de service public d’éducation.
par Jean-Pierre Veran
Billet de blog
Destruction du soin psychique (2) : fugue
Comment déliter efficacement un service public de soins ? Rien de plus simple : grâce à l'utilisation intensive de techniques managériales, grâce à l'imposition d'un langage disruptif et de procédures conformes, vous pourrez rapidement sacrifier, dépecer, puis privatiser les parties rentables pour le plus grand bonheur de vos amis à but lucratif. En avant toute pour le profit !
par Dr BB