Meeting de LO, la lutte sinon rien

Jeudi 4 mars, Lutte Ouvrière a tenu son meeting de campagne en présence de Nathalie Arthaud. Cette dernière est venue soutenir la tête de liste en Midi-Pyrénées, Sandra Torremocha.

Jeudi 4 mars, Lutte Ouvrière a tenu son meeting de campagne en présence de Nathalie Arthaud. Cette dernière est venue soutenir la tête de liste en Midi-Pyrénées, Sandra Torremocha. La lutte nationale a été l’axe majeur du rassemblement et de la conférence de presse.

 

« La composition du Conseil régional n’a pas d’importance… », s’exclame Nathalie Artaud à la tribune. Une déclaration paradoxale pour un parti qui présente une liste à ces élections. Pourtant, devant les journalistes, la porte-parole de Lutte Ouvrière affirme : « Il faut que le plus d’électeurs votent pour nous, ce n’est pas secondaire. » Alors, pourquoi présenter une liste pour tenter d’avoir des sièges dans une institution qui a peu ou pas de pouvoir selon LO ? L’intéressée explique : « Une élection ça sert à s’exprimer et à présenter un programme. » Avoir des sièges au Conseil régional ne semble pas être la préoccupation première du parti : « Pour que ça change, il faudra autre chose qu’une élection, il faudra une lutte… », assène la fille spirituelle d’Arlette Laguiller. Cette dernière précise : « L’élection peut préparer moralement à une explosion sociale. » Richard, militant de 39 ans, espère quand même avoir des élus au Conseil régional : « Même si LO est un vote de colère, c’est mieux si on envoie des camarades au Conseil régional pour qu’ils se fassent l’écho de nos luttes. » Mathieu, 24 ans, rajoute : « Si on a suffisamment de voix, on va pouvoir changer les bases de notre système. »

 

Une campagne nationale

 

« La classe ouvrière n’a pas une identité régionale… », fait remarquer la tête de liste en Midi-Pyrénées, Sandra Torremocha. Signe que la campagne de LO est avant tout nationale, la tête de liste en Midi-Pyrénées s’est peu exprimée durant la conférence de presse, laissant la parole à Nathalie Artaud. Contrôler les comptes des groupes financiers et interdire les licenciements sont les idées directrices de Lutte Ouvrière. Des domaines qui ne font pas partis des prérogatives de la région. Pour la tête de liste et la porte-parole, il n’y a pas de différence entre les problèmes régionaux et nationaux, « Les préoccupations sont les mêmes dans les différentes régions. Que fait on pour le chômage ? Mon enfant va t-il trouver du travail ? » Le problème du développement économique est le seul développé du point de vue local, « La région Midi-Pyrénées est sinistrée, on a des leçons à tirer de ce qui s’est passé ici à Molex. » insiste Sandra Torremocha. Celle-ci préconise l’arrêt des subventions régionales aux entreprises prenant l’exemple de Liebherr qui aurait reçu 1 million d’euros du Conseil régional. Cependant, pas de propositions sur les lycées ou les transports. La région prend pourtant des décisions qui ont des répercussions sur la vie quotidienne des citoyens. Lorsqu’on oppose ce constat à Nathalie Arthaud, elle botte en touche : « Les gens sont conscients des véritables enjeux et savent que le pouvoir est aux mains des financiers. » Une conception du scrutin que Bernard partage avec LO : « Moi, je vais pas aller voter car je suis d’accord avec ce que vous dites ! »

 

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