Dans le Lot, l'UMP Monique Martignac juge les résultats "très décevants"

En Midi Pyrénées, le département du Lot n’a pas échappé au tsunami socialiste lors du second tour des élections régionales. La tête de liste UMP Monique Martignac, n’a recueilli que 28,34% des voix contre 71,66% pour Marie Odile Delcamp. Une défaite sans appel, qui lui assure malgré tout une place de conseillère régionale.


Médiapart : Monique Martignac, quelle est votre réaction à l’issue de ce scrutin ?


Monique Martignac : Ces résultats sont très décevants au vu du travail réalisé par Aurélien Pradié (Conseiller général UMP de Labastide Murat dans le Lot, ndlr) et moi-même, que ce soit dans le département ou dans la région. L’ensemble de l’équipe était de qualité, et je suis avant tout déçue pour celle ci.


M : Que pensez-vous de la nouvelle gouvernance multipolaire en Midi Pyrénées ?


M.M : Désormais, la région va être dirigée par une majorité de gauche dont les membres appartiennent à plusieurs familles politiques distinctes (PS, Europe Ecologie, FDG). Je m’attends donc à de nombreuses difficultés en ce qui concerne la gestion des dossiers les plus épineux. Par ailleurs il y a le risque d’un immobilisme certain, comme celui auquel on peut assister avec la gauche dans la région depuis de nombreuses années. Ce sera à notre groupe (L’UMP) d’être très vigilant pour que cela n’arrive pas.


M : Que retirez vous personnellement de votre élection ?


M.M : Je ne ressens aucune fierté ni gloire du fait de mon élection. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Ce que je retiens avant tout ce soir, c’est que mon camp est perdant. Mais ce constat que je fais pour moi-même s’applique également aux nouveaux élus de gauche dans le Lot, qui n’ont fait que surfer sur la notoriété de Martin Malvy.


M : Quelle analyse faites-vous de ces résultats ?


M.M : L’issue de ce scrutin, est la conséquence d’un ensemble de choses. Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. Quand les gens se mobilisent, on voit que le résultat n’est pas le même. De plus, les électeurs voient que la situation est difficile du fait de la crise, et cherchent ainsi un bouc émissaire. La droite étant au pouvoir au niveau national, elle est ce bouc émissaire parfait. Mais il y a fort à parier qu’avec la réforme des collectivités territoriales et les nouvelles élections dès 2014, les choses vont changer. Cela devrait relancer l’intérêt du peuple pour les élections, vu que chaque élu, sera un vrai représentant local.

 

Interview réalisée par Arnaud Souque

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