Midi-Pyrénées : Malvy à 67.8 % et maintenant ?

 

 

 

 

 

Martin Malvy fraîchement élu, remercie ses militants pour sa victoire. (Photo Enrique Moreira )

Martin Malvy fraîchement élu, remercie ses militants

pour sa victoire. (Photo Enrique Moreira )

 

 

La liste commune de Martin Malvy (Europe Ecologie, Front de gauche, PRG, MRC) a tout emporté sur son passage avec 67,8% des suffrages. Après la joie des militants, des questions se posent. Qui pour quel poste? Quel sera le visage du futur Conseil régional ? Tour d'horizon.

 

  • Négociations pour les vice-présidences

 

Le Parti socialiste et le Parti radical de Gauche auront 54 élus, Europe Ecologie 15 et le Front de gauche, 7. La répartition des sièges se fera à la proportionnelle comme Martin Malvy l'a affirmée. Sur les 15 vice-présidences du Conseil Régional, 11 iront au PS et au PRG, 3 à Europe Ecologie et une seule au Front de Gauche. Les alliés du PS vont donc négocier pour obtenir des postes importants comme celui des transports régionaux dont le budget est de 349 millions d'euros ou ceux de l'enseignement secondaire et de la formation qui représentent à eux deux 455 millions d'euros.

Nicole Belloubet (PS), deuxième sur la liste Haute-Garonne devrait quitter son poste d'adjointe au maire à la culture pour la vice-présidence à l'enseignement. Cette dernière précise cependant qu'elle doit encore discuter avec Martin Malvy. Charles Marziani (PCF), vice-président sortant est en bonne voie pour conserver les transports. Martin Malvy estime qu'il a fait du bon travail comme Christian Picquet (dirigeant de Gauche unitaire) qui ne souhaite aucune vice-présidence en raison de son implication au niveau national. Monique Iborra (PS), première vice-présidente sortante et quatrième sur la liste de Haute-Garonne voudrait garder son poste à l'emploi et la formation. Il reste encore quelques jours aux intéressés pour négocier. Car vendredi à 9h30 c'est la première réunion du Conseil régional renouvelé. Le président de région sera élu ainsi que les vice-présidents et les membres de la commission permanente.

  • Martin Malvy : « On va rebattre les cartes »

 

« Il y a beaucoup de nouveaux au Conseil régional, l'assemblée va être quasiment renouvelée » remarque le nouveau président de région. Les vice-présidences et les commissions vont êtres remis à plat. « On va rebattre les cartes » affirme l'ancien journaliste, « puisque l'on peut créer des vice-présidences ». Il prend pour exemple, les infrastructures et les transports qui pourraient se retrouver sous une vice-présidence unique. Les négociations avec Europe Ecologie et le Front de gauche ne l'inquiètent pas : « On est parti dans un excellent esprit ». Martin Malvy s'épanche même sur le sujet des alliances à gauche : « La gauche a compris qu'il y avait un besoin de rassemblement que nos concitoyens ont conforté. La gauche n'a jamais gagné désunie.»

  • Gerard Onesta veut des pôles de travail

 

Le chef de file d'Europe Ecologie en Midi-Pyrénées veut réorganiser les vice-présidences. Il propose de mettre en place des pôles de travail avec un président et quatre personnes. « On pourrait créer un pôle Emploi et Economie », explique t-il. Ce dernier s'attaque également aux commissions : « Il y a 17 commissions actuellement, il faut en réduire le nombre.» Il préconise aussi que les conférences regroupant les présidents des groupes politiques soient plus fréquentes, qu'elles aient lieu tous les 15 jours. Sur la cohabitation avec le PS, l'ex-tête de liste Europe

Ecologie estime que : « c'est une histoire de dosage. Le 1er qui commence à se dire ‘je vais tirer mon épingle du jeu' plombe le match !» Si Gerard Onesta n'a pas d'inquiétudes pour ses 15 élus, il prévient « On a maintenant une responsabilité accrue, il faut qu'on soit tous à la hauteur.»

Wilfried Pinson

Vous pouvez également retrouver cet article sur www.actutoulouse.fr

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