Billet de blog 1 janvier 2026

Ivo Samzun-Lanciano

Abonné·e de Mediapart

Après 35 ans de paix, l’extrême droite est de retour au pouvoir au Chili

Au Chili, José Antonio Kast a été élu président. Un renouveau pour le peuple chilien, mais aussi de quoi rappeler de sombres souvenirs d’une dictature.

Ivo Samzun-Lanciano

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Au Chili, José Antonio Kast élu président, un renouveau pour le peuple chilien, de quoi rappeler de sombres souvenirs d’une dictature.

Après 35 ans de paix, l’extrême droite est de retour au pouvoir au Chili.

En effet, le candidat d’extrême droite a largement devancé sa rivale de gauche, Jeanette Jara.

Quels sont les liens entre sa famille et l’extrême droite et son lointain prédécesseur et connaissance Augusto Pinochet ? Le 14 décembre au soir, après une large victoire contre son opposante et candidate de gauche Jeannette Jara, J.A. Kast a été élu avec 58 % des suffrages exprimés, il prendra ses fonctions le 11 mars 2026.

Après sa victoire, J. Milei, président argentin, et le secrétaire d’État américain Marco Rubio ont réagi en félicitant Kast et son parti. De son côté, la gauche par l’intermédiaire de J. Jara a reconnu sa défaite tristement.

Kast est issu d’une famille immigrée allemande dont le père a fait partie de l’armée allemande et comme si ce n’était pas assez du parti politique nazi, le NSDAP.

Pendant ses études à l’université pontificale catholique du Chili, il a eu comme mentor un conseiller proche de Pinochet durant la dictature. Ses idées se radicalisent, et il prend ouvertement position contre la criminalité, l’immigration ainsi que l’avortement.

Il est notamment impliqué dans une affaire de détournement de fonds puisqu’il aurait versé des sommes d’argent à différentes entreprises localisées au Panama, pays connu pour être un célèbre paradis fiscal, selon un média chilien, La Tercera. De plus, le candidat victorieux s’est longtemps réclamé de la dictature, et a affirmé durant sa candidature présidentielle de 2017 que Pinochet aurait voté pour lui s’il avait été vivant. Pinochet a donc dirigé le Chili de 1973, date de son coup d’État, jusqu’en 1990.

Durant sa dictature, il supprime les libertés publiques ainsi que les libertés de la presse, la torture est ouvertement institutionnalisée pour tous les opposants politiques, on dénombre plus de 3 000 morts, 30 000 torturé·es et plus de 130 000 détenu·es.

Enfin, il a réchappé à de nombreuses poursuites grâce au droit d’immunité et, à son retour au Chili, les actions judiciaires menées contre lui sont suspendues en raison de son état de santé. Il mourra le 10 décembre 2006, des suites d’un infarctus du myocarde.

Sources : • Wikipédia : notices sur Augusto Pinochet, José Antonio Kast, • Libération, • Mediapart, « Au Chili, le candidat d’extrême droite José Antonio Kast emporte la présidence, 15 décembre », François Bougon

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.