Comment faire montre d'autorité..., sans arme...?

Sur une information diffusée sur Facebook, par l’entre-fait de M. Robert Crémieux du MNCP , que je salue et remercie, (ATTENTION comme vous pouvez le constater leur site connaît des difficultés étranges)..., à lire ici..., je vous propose de la découvrir avec la stupeur qu'elle peut provoquer..., qui ne manquera pas d'en choquer certains-es d'ailleurs. Et encore..., peut être que ce mot de choc est-il inapproprié tellement il rappelle un autre.., ne favorisant que l'assistanat des entreprises et de la politique économique et financière de l'offre..., quand le choc dont je veux parler est une confrontation à la dure et cruelle conséquence de cette politique..., l'austérité et ses outils, ses armes, menée..., bon gré pour les portefeuilles boursiers de certains-es..., et mal gré pour les portes monnaies au régime des autres.

Alors que l'envie des puissants, celle de faire montre d'autorité, d'autoritarisme même, dans tout les sens du terme et d'en faire "feu de tout bois"..., anime et les gouvernances des pays européens et autres, mais la notre en l'occurrence ..., et toutes les consciences perturbées en pèriode de tensions  extrêmes diverses, par une médiatisation focalisant sur bien des prêches plutôt alarmistes, d'un catastrophismes ahurissant même ..., il est un outil permettant d'appliquer cette autorité qui se monte discrètement mais sûrement. Et ce n'est pas une armée militarisée et secrète susceptible d'être l’instrument d'idéaux humanitaires glorieux voulant redonner cette confiance suprême - et une croissance tout aussi idolâtrée - dont il est question..., mais d'une "police privée contre les chômeurs et les chômeuses"...! Trois régions servent de "laboratoire" à cet effet. Un feu et sa fumée opaque..., peut donc bien en cacher un autre bien plus sournois et dangereux.

Et à en croire et lire ce lien du syndicat SOLIDAIRES Sud Emploi...,, puis à en décrypter certaines des interprétations possibles, celles des extrapolations des raisons justifiant cette police..., il naît des inquiétudes qui sont étrangement absentes des médias par la coïncidence d'une information faite du son du canon...  

L'on pourrait alors se questionner ainsi tant qu'à interpréter une partie de la justification de cette création de cette police privée. Ce système voudrait-il permettre d'exonérer encore plus le politique et ses politiques, les hauts fonctionnaires..., de toutes responsabilités de la gestion économico-sociale inhumaine du chômage, en rejetant "la faute" sur le personnel de Pôle Emploi et sur le-a chômeur-euse...?

Car en matière de radiations automatiques - par des contrôle resserrés - voir des mesures coercitives judiciaires, cet outil pourrait permettre de justifier la récupération des sommes - prestations chômages - versées par exemple, en cas de "manquement" du-de la chômeur-euses des nouvelles règles, soit de la suppression de certains droits. Comme en matière de diminution des prestations chômages, ce discours si cher au cœur des libéraux et néolibéraux adeptes d'une politique de l'offre quand les recettes sont au plus bas..., la révision de ces critères d’accès aux prestations chômage avec le renforcement de leur contrôle et application par cette police, cet outil..., cette autorité supplémentaire s’abattant sur les chômeurs-euses, peut permettre d'en justifier son utilité, sous le discours des économies à faire à tous les étages, des efforts à faire par tous et toutes, sauf qu'une partie du personnel devant être reconverti en "flic" ne semble pas être d'accord...!

Ce personnel se devant d'être exclusivement concentré sur la "rentabilité" des contrôles devant permettre d'augmenter le nombre de sanction, donc de diminuer le nombre de versement d'indemnité aux chômeurs-euses - car si les contrôle augmentent, les sanctions et l'argent récupéré ou non distribuée aussi - se voit contraint d'être complice d'un système inhumain ne consistant qu'à cacher la volonté de faire des "économie" budgétaires sur les dépenses d’État, avec les souffrances qu'induisent la perte d'un emploi et d'un droit, le déversement et le dé-faussement de la culpabilité d'une misère sociale et économique toujours grande, qui pèseront encore plus sur les gens modestes, des victimes d'un système, en en confiant la sévérité de cette tâche à ce personnel par une gestion technocratique des plus abjectes.

Les chômeurs-euses quant à eux-elles, se voient augmenter le risque de sanctions, déjà lourdes quand des immolations de victimes de l'inhumanité du système actuel en attestent. Dans le fait par exemple, de non recherche d'emploi occasionnelle, accidentelle , quand les critères de plus en plus subjectifs..., justifieraient la suppression de leurs prestations chômage à la moindre incartade... Ils -elles ont de quoi s’inquiéter de constater les dérives policières et judiciaires, cette forme d'autoritarisme armé les ciblant directement. Car celui ci souligne et signifie aussi qu'il existerait un problème avec eux et elles, un manque de confiance envers eux et elles. Est-ce vraiment le cas...?

Mais ils-elles se voient aussi concomitamment diminuer leur libre choix d'accepter une offre correspondante à leur profil, leur aspiration (article 23 des déclarations universelles des droits de l'homme et du citoyen). Et leurs droits connexes de pouvoir se défendre face à des actions illégales de Pôle Emploi, et bien d'autres droits..., s'en voient d'autant plus diminué de fait, puisqu'ils disparaîtraient dans des nouveaux critères, de nouvelles obligations, cette nouvelle arme. Comme celui de vivre dignement quand il n'y a pas d'emploi proposé..., ou si peu, ou pire encore..., quand il ne reste que des emplois devant les contraindre à l'acceptation sans condition, sans broncher.., sous risque de se voir supprimer ses prestations chômage, d'un travail en temps partiels contraints et précaires sous payé (et de l'autre coté, exonéré de cotisations sociales pour le patronat par exemple)...! Donc cette perte de confiance en eux-elles, tout du moins la crainte de s'en prémunir discrètement pour le "pouvoir" politique..., se justifierait par la perte de certains droits des chômeurs-euses et à la restriction d'autres, et par la création de cette arme de dissuasion massive...!

Cette présentation des faits répond-t-elle selon vous à la question de son titre...? En tout cas, elle aura essayé d'y répondre circonstancielle-ment et et terme de projection..., intellectuelle bien sûr.

Avec ce nouveau bras armé..., le gouvernement anticiperait-il une reprise économique plus que molle, un taux de chômage autour des 10% (voir moins en "jouant sur les transferts de catégories des chômeurs-euses, soit de la gestion purement "comptable", technocratique), une pénurie d'emploi stable et en CDI - bien protégés donc - , et donc la création que d'emplois précaires, avec les manques de moyens financier permettant d'apporter cette solidarité et ce droit par la redistribution des richesses produites à ces chômeurs-euses, quand légitimement ils-elles pourront avoir envie de se révolter...?

En attendant une hypothétique réponse..., voir la possible hypocrisie de son argutie..., c'est pas très joli-joli de s'en prendre au plus faible en douce..., chez soi..., derrière les rideaux et une politique économique programmant de la mort sociale massive.., à petit feu..., de sa population modeste dans la misère..., quand on veut faire les fières à bras..., jouer du cocorico..., au dehors..., en faisant la politique de communication du "tout feu tout flamme" en se posant en donneur de leçon et modèle de la "morale"...!

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.