Barrage de Belo Monte - La police empêche les indigènes de remettre une lettre à Dilma Roussef

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Ruy Sposati, Cimi, 06.06.2013 – Environ 150 indigènes ont tenté d'entrer dans le Palais du Planalto, siège du gouvernement fédéral à Brasília, pour remettre une lettre à la présidente de la république Dilma Rousseff, mais la police les en a empêché. Au moins 50 hommes de la police législative, Police Fédérale, et Police Militaire ont expulsés violemment le groupe d'indigènes du siège du gouvernement. Les indigènes, qui sont resté.e.s pendant trois heures devant l'entrée du Palácio, protestent contre la violation des droits promue par les grands projets hydroélectriques en Amazonie.

Les indigènes Munduruku, Xipaya, Arara et Kayapó qui ont occupé pendant 17 jours le principal chantier de Belo Monte sont arrivé.e.s mardi dernier, lorsqu'ils/elles se sont réuni.e.s avec divers représentant.e.s du gouvernement fédéral. "Nous sommes très insatisfaits. Nous n'avons pas aimé du tout", affirme le guerrier Adalto Munduruku, faisant référence à l'affirmation du ministre-chef du Secrétariat Général de la Présidence de la République, Gilberto Carvalho, à tous les barrages hydroélectriques planifiés par le gouvernement sur les terres indigènes des rios Teles Pires, Tapajós et Xingu.

"Nous voulons savoir maintenant si le gouvernement va garantir où non notre pouvoir de veto sur la consultation. C'est cela qui est important pour nous", garantissent les indigènes. Le groupe demande l'arrêt des travaux des barrages de Belo Monte et Teles Pires et la suspension des études sur les hydroélectriques du Complexe Hydroélectrique de Tapajós, jusqu'à ce que, dans tous les cas, soit réalisé la consultation préliminaire avec pouvoir de veto. Le gouvernement a refusé de les recevoir. Le représentant du Secrétariat Général, Tiago Garcia, était sur les lieux, mais il a lui-aussi refusé de dialoguer avec les indigènes.

Le matin, le groupe a rencontré un groupe de 50 indigènes Terena*, qui sont eux/elles aussi reçu.e.s à Brasília par le ministre Gilberto Carvalho au cabinet de la présidence de la république dans l'après-midi de ce jeudi. Dans l'après-midi, les indigènes ont déposé une lettre rejetée par le palais du Palais du Planalto au cabinet de la présidence du Sénat et de la Chambre, réaffirmant la position des indigènes contre la construction de barrages hydroélectriques sur les trois rios.

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Démarcation

Les indigènes Xipaya qui participent aux protestations à Brasília, ont déposé aujourd'hui (le 6 juin) à la Fondation Nationale de l'Indien (Funai) un document qui dénonce « l'oubli » de la Terre Indigène Xipaya de Jericoá de l'éventail de contraintes de l'Usine Hydroélectrique de Belo Monte. Ils demandent à la FUNAI la création d'un groupe de travail qui effectue la démarcation de la zone, localisée autour du Grand Xingu, principale tranche du rio affecté par les barrages.

Ci dessous, les images de la mobilisation de l'après-midi du 6 juin Photos: Ruy Sposati

Source : http://www.xinguvivo.org.br/2013/06/06/policia-impede-indigenas-de-entregar-carta-a-dilma/

 Note : *Terena
Terrorisme d'état à l'encontre des 3 800 indigène Terena (Mato Grosso do Sul) .

Les indigènes Terena affirment que la fazenda (ferme des grands propriétaires terriens) Buriti se situe dans une zone revendiquée par les indigènes dans un procès qui traîne depuis 13 ans. La terre indigène Buriti a été reconnue en 2010 par le Ministère de la Justice brésilienne comme appartenant depuis toujours à l'ethnie Terena. La zone de 17,2 mille hectares a déjà été délimitée et le décret publié au journal officiel. Mais jusqu'à aujourd'hui la Présidence de la république n'a pas fait l’homologation.

Oziel Gabriel, assassiné par la police le 30 mai à Sidrolândia.

"La police est arrivée et c'est devenu une véritable guerre. Ils sont arrivés en tirant, il n'y a eu aucun dialogue, ils n'ont même pas ouvert la bouche", un chef Terena

Le 30 mai, la police militaire et fédérale décide de briser l'occupation de la fazenda Buruti, le terrorisme d'état frappe une nouvelle fois, Oziel est assassiné d'un tir dans le ventre (à Sidrolândia, en dehors de la zone occupée), 28 indigènes sont blessé.e.s.

Source : http://kaosenlared.net/america-latina/item/59278-terra-ind%C3%ADgena-burititerrorismo-da-pf-e-pm-contra-os-terena-v%C3%ADdeo-denuncia.html

Trad. Haut Fay

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