Une histoire de la Ligue. Qui sont les Gilets Jaunes ?

André Jourdes, pilier de la Ligue de l'enseignement, nous offre une histoire inédite de notre mouvement d'éducation populaire. Raymond Macherel, photographe et réalisateur, boucle un long métrage sur le mouvement des Gilets Jaunes. Actualité des Cercles.

Une histoire personnelle de la Ligue de l'enseignement 

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André Jourdes est un des piliers de la Ligue de l’enseignement. Jean-Paul Martin donne un aperçu de son engagement dans son livre de référence « La Ligue de l’enseignement. Une histoire politique ((1866-2016) » : André Jourdes (né en 1939), issu de l’Ecole normale, a commencé une carrière d’instituteur au début des années 1960. Il a obtenu le diplôme d'état de conseiller d'éducation populaire en 1966, ce qui explique un engagement professionnel de dix ans dans l’éducation populaire, avant de devenir secrétaire général de la Fédération des Œuvres Laïques du Lot-et-Garonne entre 1974 et 1994. Elu administrateur national de la Ligue en 1990, secrétaire national entre 1994 et 1998, il est devenu vice-président en 1998, à ce titre chargé notamment du secteur des assurances, puis du secteur vacances, enfin des questions européennes et des relations internationales. Il s’est énormément investi dans les coordinations européennes, notamment Solidar. Vieux routier de la Ligue dont il connaît tous les rouages, André Jourdes a publié plusieurs documents-témoignages précieux sur son parcours.

Nous publions aujourd’hui un des documents rédigé et complété moult fois par « Dédé » tel qu’il est nommé au sein du mouvement. Il s’agit d’une « Petite histoire et grande ambition d’une Ligue de… 154 ans ». Anciens et nouveaux, ligueuses et ligueurs, y apprendrons nombre de choses et recevrons une salutaire dose d’optimisme et de volontarisme. Cette « petite » (l’adjectif est modeste) histoire débute ainsi : « La Ligue de l’Enseignement, au tournant d’un nouveau siècle et à l’occasion du centenaire de la loi 1901 sur la liberté d’association  a « revisité »  son histoire pour repréciser  l’actualité de son action. Ce document se veut un  bref résumé des périodes essentielles,  enrichi des sujets et programmes  des derniers congrès de notre mouvement. Chacun pourra y découvrir que  la Ligue - même avant l’existence de la loi – est  avant tout  un mouvement dont la fonction  essentielle a été d’inviter  les citoyens volontaires à s’associer, en  comptant d’abord sur eux-mêmes et sur la force que donne l’association pour « faire bouger les choses », pour éduquer au suffrage universel afin d’instaurer durablement la République :  « Faire des hommes et des citoyens». 154 ans après, la volonté d’inviter à s’associer pour créer les conditions éducatives, législatives économiques et sociales, visant  à l’émancipation de tous, afin  que chacun  puisse « être acteur de sa vie, épanouir toutes ses possibilités, agir et décider en citoyen » pour une démocratie plus exigeante, une solidarité plus réelle, une laïcité plus vivante,  est aujourd’hui  plus que jamais sa raison d’être… » Le document intégral: André Jourdes Histoire de la Ligue de l'enseignement (pdf, 500.1 kB) 

Qui sont les Gilets Jaunes ? 

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Les Cercles Condorcet s’interrogent régulièrement sur le mouvement des Gilets Jaunes. Le Cercle d’Auxerre a notamment consacré sa 18° édition au terme plus large de « La Colère ! » en novembre 2019. Qui sont les Gilets Jaunes ? Pourquoi les femmes y sont-elles aussi nombreuses ? Pourquoi ne sont-ils pas rués dans les syndicats ou les mouvements d’éducation populaire ? Raymond Macherel, artiste photographe et réalisateur, militant de l’éducation populaire, boucle un long métrage sur les Gilets Jaunes. Il explique sa démarche sur le site "Les Infiltés". Normalien, titulaire d'un DEA de Lettres Modernes, Raymond Macherel a été enseignant en Seine-Saint-Denis, assistant parlementaire et collaborateur de cabinet. Il travaille dans la distribution cinéma de films documentaires. Il a accompagné la sortie en salles de films comme « Les Jours Heureux » de Gilles Perret, dont la Ligue a réalisé le dossier pédagogique (pdf, 1.5 MB), « Iranien » de Mehran Tamadon ou « Comme des Lions » de Françoise Davisse. Ses photographies sont dans les collections de la Maison Européenne de la Photographie et de la Bibliothèque Nationale de France. Une exposition rétrospective de vingt ans de photographies (1991-2011) a eu lieu à l'Orangerie du Sénat à Paris en 2011.

Raymond Macherel a donné le titre de «Un moment sans retour» à son film. Son objectif est de plonger dans l’intimité d’un groupe de Gilets Jaunes en Bretagne, du côté de Rennes. Il commente son travail : « Les Gilets Jaunes ont ouvert une page dans l’histoire du pays et l’on pressent qu’ils annoncent des bouleversements encore devant nous… Depuis longtemps, je désirais vivre un tel événement, m’engager et filmer l’histoire en train de se faire. Moins pour documenter des affrontements spectaculaires que pour tenter de saisir ce qui se passe dans la tête des combattants. « Un moment sans retour » a pour ambition de constituer un document d’histoire vive, d’histoire à chaud. Je voudrais rendre sensible ce moment vivant du soulèvement, de la force collective, de l'impureté aussi, et des espérances… Plutôt que d’orienter la parole des protagonistes par des interviews et d’imposer au spectateur une voix-off surplombante, j’ai choisi de construire un récit immersif. Prendre le temps de la rencontre, écouter et scruter les visages, suivre l'engagement des corps au fil des semaines. Raconter comment s’invente un collectif avec ses audaces et ses obstacles… Ils ne se connaissaient pas la veille, ils avancent ensemble au-delà de ce qu’ils croyaient possible ».

Décidé dans l’urgence, sans production, sans aide institutionnelle, la réalisation de ce long métrage est accompagnée d’une campagne de financement participatif. Elle est lancée via le site KissKissBankBank 

 

UN MOMENT SANS RETOUR © Raymond Macherel

Actualité des Cercles 

Le Cercle d’Auxerre propose le 6 octobre une conférence de Pascal Dibie sur le thème de son livre « Ethnologie du bureau : Brève histoire d'une humanité assise ». Editions Métailié Salle Vaulabelle Boulevard Vaulabelle. Auxerre

Emission consacrée au bureau sur France culture, avec Pascal Dibie. 

« Le bureau, c’est un monde entier….  Je suis remonté très loin. L’écriture a été la base ; d’abord cette possibilité de noter des choses de façon confortable. On voit s’affiner les moyens d’écrire, la plume, les enluminures. Il y a la révolution de l’imprimerie. Puis à la fin du règne de Louis XIV arrive le besoin de développer l’administration, de contrôler les choses du point de vue politique, économique. Imaginez que le bureau, c’est un endroit où vous vous rendez pour ne rien produire d’autres que de l’écriture. Quand on est dans une société à la base plutôt artisanale, agricole, où l’on produit des choses, il a fallu que les gens puissent croire à ce qu’ils faisaient… » L’Yonne républicaine Texte intégral (pdf, 156.2 kB)

Le Cercle de l'Ariège propose le 23 octobre une rencontre socio-philosophique sur le thème: "Les mesures de protections sanitaires vont-elles profondément modifier les relations humaines ?". Animé par Guy Cirla, vice-président du Cercle. Salle Marcel Pagnol à Mirepoix. Le Cercle de l'Ariège est membre du mouvement des clubs pour l'Unesco. 

Le Cercle Condorcet-Voltaire-d'Holbach de Normandie propose une conférence sur l'amiral François-Octave Le Cannelier, par maître Jean-Pierre Marin, président de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caenle 24 octobre,  à l'Hôtel de ville de Trouville. 
« La Grande Histoire a mis en lumière d’incontournables figures. Mais que seraient-elles sans tous ceux qui, héros de l’ombre, ont contribué à la construire ? Né à Barneville Carteret en 1855 et mort à Cherbourg en 1933, François-Octave Le Cannellier nous fait découvrir l’importance du rôle joué à cette époque par la Marine dans l’épopée coloniale et dans le premier grand conflit mondial. » Invitation (pdf, 254.2 kB)

Le Cercle du Sénonais propose une conférence "Saveurs de La Fontaine", par Jacquy Vellin, professeur agrégé de lettres, le 17 novembre salle du Cerep à Sens.

"L'apologue, nous dit La Fontaine, est un don qui nous vient des Immortels, un charme qui rend l'âme attentive et la tient captive... Cependant cette expérience musicale n'est jamais séparable de la formation du jugement et de l'apprentissage de la lucidité"

Le site du Cercle Condorcet du Sénonais 

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Une des précédentes rencontres du Cercle du Sénonais  

 

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