Jean-Jacques Goldman - Les choses

Extrait de l'album "Chansons pour les pieds" (2001)

Lien vers le texte

 Voici un texte qui, contrairement à ce qu'une lecture rapide pourrait laisser croire, n'est pas anti-consommation, mais qui est une alerte contre la consommation déraisonnée, ou plutôt lorsqu'elle devient un art de vivre.

Comme Jean-Jacques Goldman l'expliquait dans une interview : "ce qui m'effraie le plus, ce n'est pas que le gamin se sente quelqu'un dans les mêmes chaussures que Jordan. Mais qu'il ne se sente rien sans elles". En effet, si les 2 arguments sont effrayants, on ne pense généralement pas au second qui est la suite logique encore plus désastreuse du premier. C'est ce que met en lumière ce texte et c'est là que certains vers prennent tout leur sens : "les choses me donnent une identité", "sans trône ou sceptre je me déteste, roi nu je ne vaux rien", "j'achète pour être", "je veux l'image, l'image et c'est tout".

Disons que dans ce texte, Goldman va encore plus loin dans la déraison et dans l'asservissement qu'ont certains par rapport au fait de consommer, de sur-consommer même.

Ce texte particulièrement accessible est remarquable tant par la forme que par le fond. Car même en étant anticapitaliste, on peut apprécier consommer mais sous certaines conditions. Car avant de consommer il faut produire, et notre problème est d'abord la production, production développée en long en large et en travers sur mon blog Sortir du capitalisme.

 

NOTE : afin de respecter les droits d'auteurs et les autorisations de publication, vous trouverez l'intégralité de ce texte sur un site tiers qui détient ces autorisations (lien au début de cette page).

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.