Le cauchemar européen : 3 visions coût exact de l'Union Européenne pour la France : 11 milliard d'Euros par an + les chômeurs et les délocalisations

I : Notre (très) chère UE

 

http://www.observatoiredeleurope.com/notreargent/docs/us_coute_l_Europe__par_Christophe_Beaudouin.pdf

 

Quelques extraits :

 

L’aventure européenne représente pour la France un coût non seulement parce que l’État et l’économie française contribuent (…) mais aussi parce que l’État mène ses propres activités européennes.

 

Le « solde net » officiel de la France est négatif (de 6,6 à 7 milliards d’euros en moyenne annuelle, jusqu’en 2013) et sa contribution en hausse constante.

 

Le prélèvement communautaire n’est plus inscrit parmi les « dépenses budgétaires » (alors qu’il s’agit bien techniquement d’une dépense).
En vingt-cinq ans, la cotisation budgétaire française annuelle a quadruplé

 

Sur plus de 18 milliards d’euros versés annuellement par la France au budget européen, 1,5 à 2 milliards sont destinés à financer la « ristourne » britannique.


De 1988 à 2013, la part des dépenses de l’Union européenne au titre de la politique agricole commune aura été divisée par deux : de 60 % à 30 %. La politique de cohésion, qui jusqu’ici n’a pas eu l’impact imaginé sur le PIB des régions bénéficiaires, est désormais le premier poste de dépenses de l’Union européenne, avec 36,2 % des crédits d’engagement.

Les calculs utilisés reposent sur une comptabilité inévitablement fictive


Depuis dix ans, la contribution nette de la France a été multipliée par un peu plus de deux. Au cours de la même période, la contribution
allemande (première de l’Union européenne) était divisée par 1,7
et la contribution britannique par 1,4. La contribution aura de nouveau doublé d’ici à 2013

La part européenne représente globalement 50 % du montant global de l’aide. L’autre moitié devient donc une dépense nationale obligée (budget de l’État, d’une collectivité territoriale ou d’un organisme public) au soutien de ces politiques communautaires de subventions.

Chaque année, la Commission refuse de rembourser une partie des aides agricoles et structurelles préfinancées par les États membres,
lorsqu’elle estime que celles-ci ont été indûment versées au regard de la réglementation et des contrôles.

Six des procédures ouvertes contre la France ont justifié que le gouvernement provisionne la somme de 586 964 203 euros pour litiges communautaires dans le projet de loi de finances pour 2008

En 2007, l’Eurocorps était doté d’un budget de 12,9 millions d’euros, dont 35,6 % à la charge de la France, soit 4,59 millions d’euros.

La collecte des recettes fiscales affectées aux dépenses budgétaires apparentes nettes liées à l’Europe, induit annuellement un coût (personnels,
charge administrative) de 150 millions d’euros (86 + 64).

Un rapport d’experts au Parlement européen, intitulé « Europe des Nations ou Europe providence. L’avenir des fonds structurels » (1998) conclut que les objectifs des fonds structurels sont mal définis, mal ciblés et leur saupoudrage les prive de réelle efficacité. Comme on l’a dit (partie I), leur impact économique est très limité. En témoignent l’absence de hausse ou de baisse sensibles des soldes nets des États membres après des années de subventions « européennes », ainsi que l’évolution des PIB et de l’investissement dans les régions ciblées par les fonds.

Plus de 80 % des lois françaises ont Bruxelles pour origine

Le coût administratif des règles communautaires pour les institutions politiques et administratives est difficile à évaluer

Dans une interview accordée en 2006, l’Allemand Günter Verheugen, alors commissaire européen aux Entreprises et à l’Industrie et vice-président de la Commission européenne, fit sensation en estimant à 600 milliards d’euros annuels, le coût administratif de la législation communautaire supporté par les entreprises de l’Union européenne. Le chiffre cité par Verheugen représentait 5,5 % du PIB de l’ensemble des États membres.

Plus de 50 % des coûts administratifs pour les entreprises aux Pays-Bas sont directement d’origine communautaire.

Le coût de l'Europe est donc pour la France de :

Solde budgétaire réel direct :
Solde budgétaire apparent (11 milliards) + Charges administratives
de l’État, des collectivités locales et des entreprises
liées à l’activité communautaire (150 millions + 2,2 milliards
+ 8,7 à 10 milliards + 30 à 40 milliards)
= de 52 milliards à plus de 63 milliards d’euros

 

II : Une UERSS en marche ?

 

Voici plusieurs années que Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique, dénonce la façon dont l'Union Européenne se construit en la comparant à une nouvelle "Union Soviétique". Dans une vidéo en ligne ici , il persiste et signe. Il avait prononcé un discours à Bruxelles en février 2006 dont nous avions publié l'essentiel ici. M. Bukovsky avait qualifié l'UE de « monstre » qui doit être "détruit le plus tôt possible, avant qu'il ne se transforme en un Etat totalitaire en pleine puissance". Né en 1942, cet ancien dissident soviétique qui a passé 12 ans de sa vie emprisonné (camp, prison, hôpital psychiatrique) est le premier à avoir dénoncé l'utilisation de l'emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en Union soviétique.

Source : http://www.observatoiredeleurope.com/Un-ancien-dissident-sovietique-met-en-garde-contre-une-dictature-de-l-Union-Europeenne_a621.html

 

 

 

Un état policier en développement:

 

"A propos d’armées secrètes ou de troupes d’intervention policière secrètes. Elles existent depuis longtemps dans l’UE, mais peu de gens le savent. La troupe policière de l’UE existe depuis longtemps – et elle dispose de larges pouvoirs! Actuellement, c’est une «troupe d’intervention spéciale» forte de 3000 hommes (!) sous le sigle difficile à prononcer «Eurogendfor» (European Gendarmerie Force/troupes de police européennes). Le commandement se trouve à Vincenza en Italie, loin du siège de l’UE! Ce corps de police a été créé à l’initiative de l’ancienne ministre de la Défense française Michèle Alliot-Marie, pour réprimer à l’avenir plus facilement les manifestations qui dégénèrent toujours à nouveau dans les villes françaises."


Source : http://www.alterinfo.net/Qu-est-ce-qui-se-cache-derriere-Eurogendfor-La-troupe-policiere-de-l-UE-et-son-droit-d-occupation_a42539.html

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