Irlande en crise et en photos

La crise économique et financière en Irlande, tout le monde connaît maintenant. Cela en fait sourire certains. D'autres compatissent. Et les Irlandais paient les pots cassés - par les financiers, les investisseurs et les banques.
La crise économique et financière en Irlande, tout le monde connaît maintenant. Cela en fait sourire certains. D'autres compatissent. Et les Irlandais paient les pots cassés - par les financiers, les investisseurs et les banques.

 

Près d'un demi-million de chômeurs, depuis le début de la crise en 2007, sur une population d'à peine 4 millions d'habitants : près d'un actif sur 7. Les budgets d'austérité qui se succèdent, les taxes qui augmentent (on parle d'une TVA à plus de 21 p.cent sur tous les produits), les allocations familiales et indemnités chômage qui se réduisent comme peau de chagrin, les Irlandais sont à la peine - et cela commence à se voir.

Ils sont de plus en plus nombreux à ne plus renouveler leur contrats d'assurance-santé privée - qui reste indispensable dans un pays où l'Etat ne rembourse que la portion plus que congrue des frais médicaux.

 

La plupart d'entre eux se retrouvent piégés par une maison ou un appartement achetés en plein boom économique - à une époque où les prix de l'immobilier explosaient littéralement.

Conséquence, après l'éclatement de la bulle immobilière irlandaise : des ménages se retrouvent à rembourser des propriétés qui ne valent même pas la moitié de la valeur du prix payé.

Sans oublier le drame des ghost estates construits par des entrepreneurs qui ont fait faillite avec la récession et dont les lots vendus sur plan ne seront jamais achevés.

La semaine dernière à Dublin, un Salon de l'Emigration a fait salle comble. Les Irlandais renouent avec leur vieille tradition et se tournent vers l'Australie, l'Afrique du Sud ou le Canada. Les travailleurs de l'Est sont déjà repartis depuis longtemps en laissant l'Irlande et son chômage loin derrière eux.

 

Le nouveau budget d'austérité, prévu fin décembre et soutenu par Bruxelles, qui prévoit plus de 4 milliards d'économies, fait craindre à certains cercles haut placés des "réactions sociales" - encore minoritaires dans le pays.

L'allusion même à d'éventuelles "réactions sociales" en Irlande montre combien la crise est profonde dans ce pays.

Les photos de Tomulus trouvées sur le web illustrent parfaitement l'état du pays - en transition :

Diaporama sur fond de crise irlandaise

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