Billet de blog 6 novembre 2011

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MicheGauthier

Ecolo zadiste indigné, chercheur au Pole Emploi en Moselle et parfois sur la ZAD

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CANNES N´EST PAS POUR DES FESTIVALS. Media Center Nice [04/11/2011]

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Ecolo zadiste indigné, chercheur au Pole Emploi en Moselle et parfois sur la ZAD

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le Sommet du G20 a débuté à Cannes, France avec la présence des gouvernements des pays les plus industrialisés.

En vue de ce sommet, des collectifs altermondialistes de toute la planète se sont rencontrés à Nice pour participer à un contre-sommet où des propositions de développement équitable tant à l’échelle locale qu’à l’échelle mondiale vont être proposées.

Durant cette semaine, les participants au contre-sommet débattent de thèmes comme la dette illégitime, les politiques d´austérité, la souveraineté alimentaire ou la précarité.

Le mouvement des indigné-e-s s´est joint à ce rendez-vous avec pour objectif de participer aux débats, rencontrer les autres organisations, travailler sur des projets communs et améliorer la coordination internationale.

Ce contre-sommet se terminera avec le départ de Nice de différentes marches populaires indigné-e-s vers la Grèce.

Programme et plan du contre-sommet: http://acampadabcninternacional.wordpress.com/2011/11/02/programa-contracima-g20-niza-2011/

La manifestation Contre G20 s’est déroulée sans incidents. [01/11]

La manifestation contre le sommet du G20 a commencé aux alentours de 16 heures à Nice avec à peu près 10 000 personnes.

Différentes organisations altermondialistes ont défilé ensemble, avec le mouvement 15M dans un parcours caractérisé par une ambiance festive et revendicative.

Parmi les nombreux Indignés qui s’étaient donnés rendez-vous à Nice on pouvait reconnaître un bon nombre de participants des Marches à Bruxelles. D’autres groupes d’indignés s’identifiaient à leurs consignes prononcées dans des langues aussi variées que le hollandais, l’allemand, le grec ou l’hébreu.

La manifestation s’est déroulée normalement et dans le calme malgré l’énorme dispositif policier déployé dans la ville, dispositif devenu habituel dans les sommets du G20 avec par exemple un hélicoptère survolant les participants. Au milieu de cette masse populaire on entendait les indignés espagnols entonner les chants familiers « Que No, que No, que No nos representan…” tandis que les français répétaient “nous sommes indigné-e-s indigné-e-s indigné-e-s!”

Avant que l’obscurité ne tombe on pouvait voir des banderolles et des affiches comme “99% respeto,1% provecho” ou le « G20, j’ai faim ». Les britanniques étaient bien visibles et certains ont été très ingénieux pour montrer leur rejet de la réunion des pays industrialisés avec des pancartes faisant allusion au mouvement occupy : “Lost my job, found an occupation”. (« ai perdu mon job, ai trouvé une occupation »)

Vers 18 H 30 la manifestation est arrivée à l’ancien abattoir de Nice et peu à peu tout le monde a commencé à s’organiser autour d’une assemblée populaire. L’ordre du jour a tourné autour des activités à développer le lendemain et parmi les points traités on peut souligner l’échange d’expériences, d’idées et d’opinions.

CONFÉRENCE SUR ECONOMIE [02/11]

Peu avant 10h du matin, une conférence organisée par le collectif ATTAC a débutée sur le thème: “Crise, dette, fiscalité et lutte contre les paradis fiscaux”. 200 personnes ont rempli la salle du collège Don Bosco, lieu choisi pour l´évènement. Ricardo Gómez, un des porte-paroles du groupe Économie de Sol a participé à la conférence avec une exposition sur la série de propositions pour l´erradication des paradis fiscaux et l´application des mesures financières, certaines avaient déjà été approuvées par les gouvernements sans avoir été jamais mises en pratique. L´intervention a mis en doute l´efficacité des organismes comme l’OCDE et le groupe GAFI. Il a également été dit que les paramètres utilisés pour décider ce qui est un paradis paraissent arbitraires, politisés, comme exemple on a mentionné la Suisse qui, se basant sur une valeur constitutionnelle comme le secret bancaire, dans la pratique fonctionne comme un refuge pour les évasions fiscales de grandes fortunes, multinationales et groupes qui cachent ainsi leurs activités d´une transparence douteuse et parfois délictives.
L´autre proposition de Economie Sol fut l´application de standards de transparence communs qui puissent s´appliquer aux entreprises transnationales et qui permettent d´identifier l´activité, la facturation, l´emploi, les échanges d´achats et les coûts intra-groupe (entre sociétés mères et filiales).
Le débat a pris ses racine dans la lutte que différentes organisations développent pour erradiquer les paradis fiscaux, connus comme niche où la richesse privée continue de croître de plus en plus et qui en ce moment représente un 13% du PIB mondial et 25% de la richesse privée. En fin de compte, toute cette fuite d´argent implique que les gouvernements n´ont pas la richesse suffisante pour assurer les mesures sociales réclamées ces derniers temps, à leur place, les gouvernements dédient leur temps aux restrictions budgétaires.
Parmi les interventions du public, il est intéressant de souligner la mise en route du “Transition Day”, une proposition pour retirer l´argent des banques convoquée pour le samedi 5 novembre, plus d´information est disponible sur le lien suivant: http://takethesquare.net/2011/10/25/call-for-transition-day-on-november-5th/

RÉUNION INTERNATIONALE [02/11]

Environ soixante personnes ont assisté à la Réunion Internationale qui a eu lieu mercredi 2 novembre à Nice. La diversité était présente: des groupes d’Égypte, de Tunisie, d’Italie, de Belgique, de France, des États-Unis, d’Israël, de Grèce, de Hollande, du Canada, d’Allemagne et d’Espagne à l’initiative du mouvement OccupyLondon.

Assis sur le sol du gymnase Pasteur les participants ont commencé leurs interventions avec la présentation des différentes luttes qui se déroulent dans leurs pays respectifs.

Le récit des expériences vécues en Syrie, Égypte ou Grèce étaient particulièrement intéressantes, car dans ces pays la liberté d’expression et les conséquences économiques de la crise sont beaucoup plus intenses qu’ailleurs.

Le printemps arabe a commencé en Tunisie, pays qui a vécu les élections de l’assemblée constituante le 23 octobre dernier. La participation a été de 45%et la droite a gagné avec 40% des votes. Le mouvement et les partis tunisiens ont accepté la décision du peuple et sont conscients des règles de la démocratie, le grand défi aujourd’hui est que la droite cesse d’être soutenue par le système néolibéral et par les pays riches du golfe persique. La société civile tunisienne continue de renforcer les conquêtes de la révolution comme la liberté d’expression ou la défense des droits économiques et sociaux.

Le porte-parole égyptien a voulu souligner que la vraie révolution est encore loin, et d’un autre côté il a fait remarquer que les élections qui approchent en Egypte sont loin d’être démocratiques.

Il faut dire que certains pays comme le Bahreïn ou la Syrie luttent encore contre leurs dictatures pour réussir à obtenir la liberté ; le prix que les peuples sont en train de payer se compte en victimes humaines chaque jour, des victimes ignorées par la presse internationale.

Nous avons appris comment, en Israël, s’est initié dans tout le pays le mouvement ‘prendre la place’. Au début il avait été impulsé par la bulle immobilière instaurée depuis des années dans cette région. Ensuite la contestation et les assemblées postérieures ont fait que la justice sociale inclue aussi la paix avec le peuple palestinien, même s’il est clair que ce processus prendra beaucoup de temps.

La porte-parole italienne a dit que la mise au point qui avait été donnée dans son pays pour le 15 O avait permis l’intégration de plusieurs collectifs et organisations.
Elle a ajouté qu’un groupe de 500 manifestants violents avaient boycotté une manifestation dont ils savaient qu’ à aucun moment elle se terminerait violemment.

Les groupes de OccupyLondon et OccupyWallStreet ont révélé que les campements ont augmenté et qu’il y a chaque fois plus de commissions. D’autre part les mobilisations convoquées par ces groupes comptent chaque jour de plus en plus d’adeptes, des gens qui commencent à collaborer de façon désintéressée pour un futur plus digne.

Il faut souligner l’intervention d’une des participantes aux Marches à Bruxelles. La jeune d’origine vénézuelienne qui a marché de Madrid à Bruxelles a ajouté ” j’ai vécu en Espagne et j’ai vu comment le pays est passé de la richesse à une totale

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