Billet de blog 20 nov. 2012

Jean-Philippe Cazier
Abonné·e de Mediapart

Freud par Zweig

Si Freud fut un inventeur d’exception dans le champ de la psychologie, il demeure aussi un des philosophes majeurs du XXe siècle. C’est sur cette dimension philosophique que Stefan Zweig insiste dans son Sigmund Freud, en montrant comment Freud renverse et transforme l’image de la pensée et du monde : « Il a eu le courage d’avancer encore et toujours, par-delà les illusions, jusqu’au néant suprême, jusqu’à cet infini grandiose où il n’y a plus de foi, plus d’espoirs ni de rêves, pas même ceux du ciel et où il n’est plus question du sens et de la tâche de l’humanité ».

Jean-Philippe Cazier
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Si Freud fut un inventeur d’exception dans le champ de la psychologie, il demeure aussi un des philosophes majeurs du XXe siècle. C’est sur cette dimension philosophique que Stefan Zweig insiste dans son Sigmund Freud, en montrant comment Freud renverse et transforme l’image de la pensée et du monde : « Il a eu le courage d’avancer encore et toujours, par-delà les illusions, jusqu’au néant suprême, jusqu’à cet infini grandiose où il n’y a plus de foi, plus d’espoirs ni de rêves, pas même ceux du ciel et où il n’est plus question du sens et de la tâche de l’humanité ».

A la fin du XIXe siècle, les idées freudiennes paraissent « des blasphèmes et des hérésies ». Zweig se demande « au nom de quoi, au service de quelle idée le XIXe siècle […] exige-t-il encore une morale codifiée ? » : « Grossièrement matériel, jouisseur, gagneur d’argent […], défenseur de la démocratie et des droits de l’homme, il ne peut plus vouloir sérieusement interdire à ses citoyens le droit à la libre jouissance ». Ce siècle développera donc une exigence de bienséance pour laquelle il est nécessaire de donner l’apparence de la moralité, de se conformer aux conventions extérieures énoncées par le code social : « Maintes choses peuvent se passer, mais qu’il n’en soit point parlé ! ». L’enjeu, pour Zweig, n’est pas seulement de souligner l’hypocrisie inhérente à une telle morale, mais de montrer que celle du XIXe siècle correspond à un certain type de morale : une morale de l’apparence, productrice d’images, qui ne se préoccupe pas du réel mais seulement d’images dont on attend qu’elles se conforment à une certaine esthétique. Freud fait porter ses recherches sur ce que dissimulent ces images et qui, masqué par elles, est supposé ne pas exister : le réel. Si la morale de la fin du XIXe siècle privilégie la surface, Freud va au contraire creuser, s’enfoncer dans des profondeurs où règne ce que l’homme ignore et, en un sens, veut ignorer. Le réel n’est pas réductible à l’immédiat visible et dicible : il s’agit au contraire de lacérer les surfaces, d’y ouvrir les failles nécessaires à l’exploration, au surgissement de ce qui produit et compose réellement le monde.

Les travaux de Freud ne présentent donc pas seulement une critique de la morale de son siècle – c’est l’image et la tâche de la pensée qui sont reformulées. La pensée ne saurait se satisfaire d’une réalité qui occulte le réel plus qu’elle ne le montre et penser consistera à traverser les surfaces pour faire émerger des profondeurs, montrer et explorer des gouffres, des failles sans fond où l’évident, l’établi, le sens et les certitudes n’ont plus cours. Là où la philosophie semble essentiellement chercher un monde transparent et clair, Freud indique que le monde est en lui-même « chaos », « démoniaque », construit à partir d’énergies anonymes, de forces indomptables, au-dessus de failles et de gouffres qui l’aspirent sans cesse et, sans cesse, le font et le défont. Et Zweig, sur tous ces points, souligne la proximité du travail critique et révolutionnaire de Freud et de Nietzsche (« Comme Nietzsche avec le marteau, Freud a philosophé toute une vie avec le scalpel »).

Freud remet en question les pouvoirs de la raison, pouvoirs qui n’ont paru extrêmes que par l’illusion, produite par le point de vue moral, d’un monde « superficiel » : « Les progrès inouïs de la science avaient plongé le XIXe siècle dans une sorte de griserie de la raison. Tout semblait se soumettre servilement à la domination de l’intellect ». D’inventions en progrès, la raison semblait prouver sa force inépuisable, sa capacité à coloniser la totalité du monde. Cette totalité n’apparaissait telle que parce que le monde était amputé de sa part sombre et cachée : la vie sexuelle, les pulsions amorales qui s’y expriment indépendamment de tout code ou impératif religieux, culturel, économique, juridique, rationnel, humain. Les constructions élaborées par Freud concernant l’Inconscient défont cette illusion en plongeant le regard dans des abîmes où la raison humaine laisse place à un réel étrange, un chaos de forces où les repères, le sens, les valeurs perdent leur assise, leur consistance, leur intérêt : ce ne sont plus que des images commodes (à la rigueur, des symptômes) qu’il s’agit de défaire, car au-delà d’elles existe le réel.

Derrière le monde de la conscience : l’Inconscient. Derrière les valeurs morales ou culturelles : des forces libidinales et destructrices tendues exclusivement vers leur propre finalité. Derrière le sens : le non-sens de pulsions et de réalités dynamiques qui sont les causes véritables d’un sens en réalité brouillé, obscur car déterminé selon des signes énigmatiques et mobiles. Vient au jour un réel présent en l’homme mais qui possède la souveraineté et l’obscurité des forces qui peuplent le cosmos. Si Freud paraît proche de la pensée nietzschéenne, il y aurait également chez lui une proximité avec Pascal, tant l’homme et ses prétentions, la raison humaine et ses illusions, sont réduits aux détails d’un univers qui les déborde de toute part. Freud, philosophe tragique ? Sans doute, tant par son œuvre l’être humain se découvre soumis à l’ordre d’un monde qui n’est pas fait pour lui, dans lequel il ne peut se retrouver – un monde où ce que l’on appelle l’homme n’existe pas (« la puissance surhumaine qui domine la nôtre »)

Freud ne se contente pas d’aborder un continent inconnu, son projet est de le parcourir, d’en tracer une cartographie : « Cette méthode révolutionnaire de Freud a […] indiqué une direction nouvelle à toutes les questions capitales de notre culture présente et à venir ». Zweig admire d’autant plus Freud que celui-ci cherche à produire une nouvelle logique du monde et de la pensée incluant cette dimension de la réalité qui échappe à la conscience, à l’ordre du psychisme conscient – tout un réel qui ruine les représentations admises et force à en produire de nouvelles, des représentations paradoxales, mettant au centre ce qui jusqu’alors avait été repoussé dans les marges de ce dont on ne parle pas, de ce que la pensée « sérieuse » – c’est-à-dire correspondant à un point de vue moral – ne prenait pas en compte : la sexualité. Mais la sexualité découverte par Freud ne se limite pas à la diversité des pratiques sexuelles puisque, par-delà celles-ci, est découverte une sexualité pulsionnelle indéterminée et régnante, amorale et sans objet a priori, indifférente aux catégories humaines, tendue exclusivement vers sa propre réalisation : « cette libido n’a au commencement aucun but défini, son sens est simplement de délivrer l’instinct […], elle peut diriger son impulsion tantôt sur un objet, tantôt sur un autre. Le désir ne se manifeste donc pas constamment dans la recherche de la femme par l’homme et de l’homme par la femme ; c’est une force aveugle qui veut se dépenser ». De plus, Freud met en évidence que ce réel libidinal n’est pas uniquement à l’origine de nos désirs, de nos pratiques sexuelles, mais qu’il irrigue et produit l’ensemble de la réalité humaine : du plus quotidien aux « créations les plus hautes de la civilisation », du plus immoral au plus moral, la pulsion sexuelle est partout et agit, parle et jouit.

Freud produit ainsi des transversales inédites, une nouvelle carte, une logique singulière du monde et de la pensée qui parlent en réalité le « langage de l’abîme », identiques en cela au rêve, « messager des ténèbres ». Le monde est fait d’abîmes, de ténèbres à travers lesquelles la pensée trace dans l’obscurité des parcours nécessairement chaotiques. Cette logique implique également que « l’unité de la personnalité a été brisée », chacun étant double, clivé, habité d’un monde étranger non seulement à la conscience, au Moi, mais à l’humain : la distance et le gouffre existent en soi-même, comme une puissance inconnue, agissante, indomptable. Cette nouvelle image de la pensée et du monde implique un mouvement radicalement critique et créateur : une transfiguration des valeurs, des hiérarchies, des idées. Le plus haut se connecte au plus abyssal, la morale et ses valeurs acquièrent des significations sexuelles, la conscience habituelle n’est qu’un point de vue moral sur un monde superficiel, les significations et catégories évidentes volent en éclats, etc. Le chaos envahit le monde et la pensée pour une nouvelle façon de penser un monde lui-même nouveau. Tout prend un autre sens : l’art, l’histoire, la religion, la maladie, la santé, les institutions, la philosophie, la science, la sexualité, le rêve – l’homme lui-même qui, sans doute, se dissout dans cette nouvelle configuration du monde.

On comprend ce qui, dans l’entreprise freudienne, peut passionner un penseur et un écrivain comme Zweig. D’abord, une nouvelle analyse de la réalité humaine, historique, culturelle, intellectuelle, psychologique, politique, biologique : une nouvelle façon d’interpréter et de comprendre devient possible. S’offrent à l’écrivain un nouveau terrain d’exploration, une nouvelle façon d’aborder le monde, de développer des perspectives sur celui-ci, des objets inédits pour la littérature et la pensée. Zweig voit aussi dans la psychanalyse des outils pour repenser la littérature elle-même, la signification et la dynamique de la création littéraire, et il n’hésite pas à établir des parallèles entre la démarche du critique littéraire ou de l’écrivain et celle de Freud. De même, la création littéraire et poétique est réinterprétée à l’aide des schémas freudiens : « le rêve, comme tout poète, est un menteur véridique ; […] il dévoile, mais en symboles seulement, un événement intérieur. Il faut donc distinguer soigneusement deux choses : ce que le rêve a ‘poétisé’ dans le but de voiler […] et ce qui se cache d’éléments psychiques véritables sous ces voiles confus […]. La tâche de la psychanalyse est de débrouiller cet écheveau troublant de déformations et de dégager de ce roman à clef – tout rêve étant ‘Poésie et Vérité’ – la vérité, l’aveu véritable et par là le noyau du fait. Ce n’est pas ce que dit le rêve, mais uniquement ce qu’au fond il voulait dire qui nous fait pénétrer dans l’inconscient de la vie psychique ». Il s’agit là d’un exposé de la conception freudienne du rêve mais aussi de l’énoncé d’une poétique, de la construction d’un point de vue permettant l’analyse autant que la production littéraires. Il est évident que la conception freudienne du langage et du sens ne pouvait qu’intéresser l’écrivain Stefan Zweig : le langage est toujours double, lui aussi clivé, à la fois surface et profondeur, récit et symptôme, exposant les signes d’autre chose qui n’est pas dit mais qui pourtant informe ce qui est dit dans une multiplication du sens, inquiétante et fascinante – l’écriture devenant « messager des ténèbres » et « langage de l’abîme », connectée à la vie de la pensée et du monde au lieu d’en être seulement une représentation consciente et morale.

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Il ne s’agit pas pour Zweig de façonner une sorte de statue inamovible mais de faire le portrait d’un penseur vivant, d’un créateur, avec son génie mais aussi ses limites. Il est moins question de considérer les écrits freudiens comme de nouvelles évangiles que de mesurer, indépendamment des théories particulières qui peuvent toujours être révisées, la nouveauté de la pensée permise par Freud (« Seul ce qui est fécond est vrai », écrit Zweig citant Goethe). Ce qui importe, ce sont les effets créateurs de ce travail : « Ce qui nous intéresse, c’est qu’un homme, par sa vision créatrice, a transformé notre sphère intérieure. Et le fait qu’il s’agissait là d’une véritable révolution ». Zweig ne cherche donc pas, dans ce texte bref rédigé en 1931,  à exposer certaines révisions possibles des théories freudiennes, ce qui aurait donné lieu à un autre livre. On peut cependant s’étonner qu’il reprenne parfois certaines de ces théories sans en souligner les présupposés contestables, voire l’incohérence. Par exemple, Zweig insiste sur le fait que Freud sort l’homosexualité de sa perception morale et policière, mais il n’en reprend pas moins l’idée freudienne de l’homosexualité comme déviation par rapport à une finalité normale, idée qui a plus que contribué à forger l’image contemporaine de l’homosexualité comme manifestation d’un ratage et à la classer dans cette catégorie étrangement médicale et morale qu’est la perversion : « Lorsque à cette deuxième phase, celle de la puberté, de nouveau teintée de sexualité, l’instinct endormi s’éveille peu à peu […], la volonté biologique de la nature indique énergiquement au novice la voie naturelle de la reproduction. Des transformations flagrantes dans le corps du jeune homme, de la jeune fille nubile […] leur montrent que la nature se propose là un but. Et ces signes indiquent nettement la zone génitale […]. L’être normal sert avec une parfaite simplicité les fins de la nature qui veut le voir obéir exclusivement aux lois métaphysiques de la reproduction. Mais dans des cas isolés […] on s’aperçoit qu’un trouble néfaste est venu entraver la saine régularité de ce processus […]. Chez ces anormaux et ces névrosés, par suite d’une rupture du rail de leur vie, le penchant sexuel a été dirigé sur une voie fausse, d’où il n’arrive pas à se dégager […]. Ainsi voit-on dans la vie de malheureux adultes aux désirs infantiles […] ».

On retrouve ici la rhétorique qui accompagne habituellement le discours sur les « perversions » en général et l’homosexualité en particulier, sans que cette rhétorique ne soit relativisée par Zweig. Pourquoi reprendre naïvement l’idée qu’un fait naturel (les changements liés à la puberté) représente le signe d’une volonté ? Est-ce que cela ne revient pas à réintroduire une vision finaliste et morale (« la nature qui veut le voir obéir »), des objets impliqués a priori, du sens, là où Freud et Zweig commencent par souligner l’absence de finalité extérieure aux pulsions, l’absence d’objets prédéfinis pour la libido, l’absence de sens ? Comment ne pas voir que transformer un fait en signe n’est possible qu’à partir d’une interprétation qui serait elle-même à interpréter, à évaluer, et non d’une évidence naturelle donnée? Pourquoi réintroduire l’idée d’une finalité particulière de la nature, alors que, dans un premier temps, la libido avait été analysée comme polymorphe ? Il semble que Freud reproduise parfois certains des schémas qui structurent la société, la morale et la psychologie de son époque, c’est-à-dire qu’il se laisse enfermer dans les limites du point de vue conscient et moral, au lieu de considérer la singularité de l’Inconscient. Insister sur l’incohérence et le caractère conformiste de ces théories, qui servent encore actuellement à justifier une vision homophobe de l’homosexualité, ne reviendrait pas à minorer l’importance de Freud, mais au contraire à souligner, comme Zweig cherche à le faire, ce en quoi sa pensée est radicalement nouvelle : le monde n’a pas de sens, et surtout pas un sens moral, il est un chaos à parcourir sans repères transcendants, sans finalité, sans points fixes – il est toujours à traverser, à cartographier, à inventer.

Bien sûr, nous connaissons les critiques que l’œuvre freudienne a suscitées depuis, et certaines, qui s’accompagnent souvent en même temps d’une véritable admiration, sont décisives : nous pensons par exemple au travail de Michel Foucault, à celui de Gilles Deleuze et de Félix Guattari. Nous connaissons également le destin de cette œuvre, ce qu’elle a pu apporter de libératoire mais aussi de dogmatique, les moyens de manipulation et de coercition qui ont été développés à partir d’elle. Et Zweig semble avoir une étrange préscience de ceci : « On frémit en pensant au danger que pourrait devenir entre des mains grossières la méthode inquisitoriale de la psychanalyse ». Il n’en demeure pas moins, et c’est cela qui intéresse Stefan Zweig, que l’œuvre créatrice de Freud a transformé radicalement notre façon de penser et de vivre, qu’elle a contribué fortement à produire un autre monde, une autre façon de penser, dans un geste philosophique puissant : « Sans lui, chacun de nous, hommes du XXe siècle, aurait une manière différente de penser ».

Stefan Zweig, Sigmund Freud, Le Livre de Poche, juin 2012, 4 € 60.

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