Bande-annonce du documentaire

« Ils vont mettre un ascenseur dans ma cuisine, vous imaginez ? Ils sont fous ! », s’inquiète à quelques semaines du début des travaux Mme C., 95 ans. Mme C. habite la tour Bois-le-Prêtre dans le 17e arrondissement de Paris, juste au bord du périphérique nord. De 2009 à 2011, le cabinet d'architecte Druot, Lacaton et Vassal va mener une opération de métamorphose de cette tour, rénovant les intérieurs et ajoutant jardins d'hiver et balcons. Une réhabilitation inédite en milieu habité, saluée par toute la profession et honorée de l'Equerre d'argent.

Mais ceux qui y habitent, comment vivent-ils ces cloisons qui tombent, ces balcons suspendus à des grues gigantesques, la poussière qui envahit tout et la lumière qui inonde les séjours ? Ce sont ces deux années que le documentariste Guillaume Meigneux a filmées. Deux années durant lesquelles les services sociaux de la Ville de Paris vont prendre en chargent les habitants, déménager leurs meubles dans un logement temporaire puis réaménager avec eux l'appartement rénové. Deux années durant lesquelles, certains habitants passent de la perplexité à l'étonnement en laissant poindre lassitude ou colère. Car transformer ces lieux de vie chargés d'histoire, c'est toucher au plus intime. Et ce film, Habitation légèrement modifiée, que vous pourrez voir en intégralité sur Mediapart, révèle, à travers la parole recueillie, l’attachement que nous entretenons tous avec nos intérieurs.

  • Comme tous les films proposés en partenariat avec Images en Bibliothèques, Habitation légèrement modifiée sera visible pendant trois mois sur Mediapart. Pour retrouver tous les documentaires diffusés par Mediapart et Images en Bibliothèques, cliquez ici

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Tous les commentaires

Ne serait ce pas pour pas pour faire une plus value ?Je m'interroge!

Toute modification  de logement pour en augmenter le confort( même en habitat social) a une contre partie financière, entre autre une augmentation du loyer.

Si des locataires ne peuvent plus payer,du fait d'une augmentation, j'ai bien peur que le lien affectif ne puisse tenir face à des gestionnaires , encore moins leur situation financière ni leur condition sociale!Ils seront poussés dehors, petit à petit ,les uns après les autres.

Je dis ça comme ça, je suis administrateur, pour mon syndicat, d'un office de l'habitat et souvent je m'élève contre les décisions que prennent les politiques( de tout bord, de la droite vers la gauche , avec l'asssentiment des godillots qui partagent le CA) d'augmenter ,de manière abusive ,des tranches d'appartements rénovés. 

En effet cela fait très désordre pour les locataires d'un même immeuble de payer, d' un appart à un autre, un loyer  différent !

C'est un bordel sans nom!

Il y a tellement de choses à faire!