Le meilleur cuistot du monde

La grande bouffe !

Au fait de sa gloire, Benoît Violier s’est donné la mort dans son célèbre restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier, une bourgade de la banlieue de Lausanne. Le chef franco-suisse de la grande bouffe venait d’être nommé numéro un de la gastronomie mondiale. On se perd en conjecture sur les raisons de son geste fatidique.

Le bi-mensuel « Bilan », journal de référence de l’économie suisse, publie un article choc sur une escroquerie vineuse dont aurait été victime le célèbre cuisinier, de l’ordre de 800.000 à deux millions de francs suisses ! (Voir le lien en bas de page). Selon d’autres sources, Bilan se serait, paraît-il trompé ! Pourquoi ne pas citer les deux escrocs qui se nomment BONVIN - défense de rire  - et EMERY ?

Il n’empêche que les gazettes du monde ont relaté l’événement, dont les obsèques en grande pompe de Violier auquelles ont assisté 1500 personnes à la Cathédrale protestante de Lausanne. Nonobstant le chagrin de sa famille et de ses proches, ce non-événement a quelque chose d’indécent, comme l’apologie que l’on fait régulièrement des chefs étoilés alors que deux milliards d’humains crèvent la dalle.

A 400 euros le menu, ça ne couvre pas les frais de la brigade, c’est sur le pinard qu’ils font de la marge, d’où une spéculation effrénée des grands crus, jusqu’à 35.000 € le flacon ! Une esbroufe, la grande cuisine dont certains chefs trois étoiles visitent leurs multiples succursales pour uniquement tremper le petit doigt dans la sauce !

http://www.bilan.ch/argent-finances-plus-de-redaction/benoit-violier-aurait-ete-victime-dune-vaste-escroquerie

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