Les Suisses à côté de la plaque ? (de chocolat)

Montebourg absent d'un débat qui voit Hamon et Valls virer en tête

Présidentielle 2017 Lors du deuxième débat de la primaire de la gauche, c’est l’effacement d'Arnaud Montebourg qui frappe. Comme s'il avait intériorisé la défaite

Arnaud Montebourg est apparu très en dessous lors des deux premiers débats de la primaire socialiste.

Arnaud Montebourg est apparu très en dessous lors des deux premiers débats de la primaire socialiste. Image: AFP

Par Xavier Alonso Paris Mis à jour à 06h00 - Tribune de Genève

Arnaud Montebourg est encore une fois en dessous. Presque effacé. Etonnant! Le vibrionnant ex-ministre du redressement productif était donné favori, mais il peine à trouver un positionnement. Après ce deuxième débat de la primaire de gauche, deux hommes se détachent. Benoît Hamon et Manuel Valls. L’aile droite du PS avec l’ex-premier ministre du gouvernement et l’aile gauche du PS avec un ex-ministre de l’éducation.

Le premier tour de la primaire de la gauche (22 et 29 janvier) désignera le candidat du PS pour la présidentielle 2017 en l’absence du président François Hollande qui a renoncé à briguer un second mandat. Jeudi dernier, un premier débat avait été plutôt terne. Ce deuxième a été sporadiquement plus animé, bien que les candidats ont évité de s’attaquer très frontalement.

Ainsi Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Vincent Peillon pour le Parti socialiste (PS), François de Rugy (Parti écologiste), Sylvia Pinel (Parti radical de gauche) et Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate) ont échangé sur cinq thématiques. Soit: la France dans un monde nouveau; l’Europe et ses frontières; Objectif, France ouverte; Quel président de gauche?; L’éducation.

Jean-Luc a fumé un joint...

Au final, malgré les injonctions des journalistes à chercher les «punchlines» – soit les phrases assassines – le débat est resté très policé. Jean-Luc Bennahmias a avoué avoir fumé un joint et, sur l’accueil des migrants, le ton est monté d’un dièse entre Vincent Peillon et Manuel Valls. Mais il y a eu peu d’aspérités dans des échanges où tous tentaient davantage la convergence que la distinction.

Aussi, plusieurs candidats, dont Benoît Hamon, ont passablement usé de l’argument du «attention, la droite qui revient» et mis en exergue le programme dur et brutal de François Fillon. L’autre ténor de la soirée, Manuel Valls a joué sa partition d’homme d’expérience et de gouvernement.

Macron monte

Ce débat a manqué de souffle d’autant que le jour même une idée faisait son chemin dans la presse dominicale: celle d’un ralliement du PS à Emmanuel Macron si la primaire du parti ne parvient pas à susciter une réaction parmi les électeurs de gauche. Car l’ex-ministre de l’économie n’en finit plus de monter. Et parfois, on avait l'impression qu'Arnaud Montebourg avait intériorisé cette défaite à venir. (TDG)

(Créé: 15.01.2017, 22h14)

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