Dieudonné, porte-flambeau de l'anti-république?

L'affaire Dieudonné dépasse largement le problème tel qu'il est abordé dans les médias.

Cest le système des poupées russes, un emboîtement de faits, qui pris séparément signifient chacun une conception, mais lorsqu'on l'aborde globalement, fait une démonstration, celle de la collusion.

Or la collusion, c'est tout le coeur du sujet, est à présent tellement évidente que ceux qui en profitent veulent à tout prix l'évacuer du centre de l'attention. Il faut cadrer chaque élément, pour le situer dans sa perspective, si l'on veut analyser le phénomène et éviter de se faire balader.

On a une dénonciation de l'antisémitisme, à ce niveau, le débat et les accusations sont fondés plus ou moins, suivant le point de vue et la sensibilité, aux juges d'arbitrer.

On a une interdiction de travailler par un groupe de censeurs, coalisés dans les médias qui signe la fin de la carrière d'un humoriste, qui réussit par des moyens qui méritent d'être observés, à revenir au sommet du succès dans son métier.

Mais surtout, ona une façon de concevoir l'information et l'exercice de la communication politique.

Ici, on s'attachera au fond et non à la forme.

Quelle conception doit avoir un grand commis de l'Etat? Peut-il se servir de son pouvoir pour faire avancer ses idées, celle d'un camp auquel il prétend être affilié, contre le service de l'Etat, de tous les citoyens, fondé sur le droit et la Constitution?

Quelles forces dominent et dirigent les médias qui tiennent des discours et des théories jamais contredites, avec une iniquité de fait dans la représentation des différentes sensibilités de la nation, que ce soit au niveau économique, moral, social et culturel.

On est arrivé à un tel degré de pensée unique, que les gens qui nous la servent sans arrêt ne le réalisent même plus.

Leur comportement de tordre les faits et les évènements systématiquement dans le sens qui leur convient est devenu réflexe.

Il faut voir par exemple C dans l'air hier soir, sur le pessimisme des français. La télévision, en premier, est devenue un organe de décérébration manifeste. une folie ou l'entre-soi est érigé en naturel.

Ensuite viennent les amitiés entre intérêts qui n'ont pas à être mélangé, les protections.

On croule sous les démonstrations, le cas Dassault, à cet effet, mais aussi le cas Lagarde, auparavant le cas DSK ou celui de Tapie, de Woerth et de l'ineffable Cahuzac, plus loin on examinera ceux des barons du socialisme et de l'ump, tous mouillés jusqu'au cou et plus, parfois même condamnés et toujours absous par l'opinion publique et par leurs amis, mais selon les grands médias.

C'est devenu irrespirable et les deux poids deux mesures sont devenus tellement dans l'air du temps avec une totale impunité, que tous ces gens pensent vivre de façon normale.

Alors évidemment, certains verront chez Dieudonné l'antisémitisme, d'autres la quenelle, le fameux salut nazi inversé, mais franchement?

Ce n'est pas Dieudonné ni l'antisémitisme qui dérange nos politiques, ils s'en accomodent et s'en sont parfaitement tenus à l'écart, même de l'antichristianisme, ou de tous les racismes, dans les pays du Golfe et d'ailleurs.

C'est la quenelle, l'insupportable, là est leur fin.

Sauf qu'à ce jour, l'anti-système  se répand aussi fort qu'on le cogne, d'où l'intérêt pour tout le monde de l'habiller, encore plus qu'il ne le serait, d'antisémitisme.

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