Billet de blog 2 avril 2015

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M. Gaga et sa compagnie brillent à La Rochelle

La compagnie de danse israélienne mondialement reconnue, la Bastsheva posait ses marques une dernière fois en Europe, à la Rochelle le jeudi 5 février. La compagnie dirigée depuis 1990 par le chorégraphe Ohad Naharin se produisait pour la première fois à la Coursive. Par Alice Gouzer.

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La compagnie de danse israélienne mondialement reconnue, la Bastsheva posait ses marques une dernière fois en Europe, à la Rochelle le jeudi 5 février. La compagnie dirigée depuis 1990 par le chorégraphe Ohad Naharin se produisait pour la première fois à la Coursive. Par Alice Gouzer.

Les 18 danseurs présents ont pendant plus d'une heure fait partager aux spectateurs un condensé des dix dernières années de la compagnie.

Tableaux composés, traduisant tour à tour émotion, force ou délicatesse, le chorégraphe parvient à insuffler aux spectateurs une foule de sensations. La représentation voit varier tableaux de groupe et d'autres plus intimistes composés de duo et de trio. La musique accompagne les mouvements des danseurs et plonge encore un peu plus le spectateur dans l'univers de Ohad Naharinen passant de Vivaldi aux Beach Boys. Outre la performance technique, les danseurs expriment beaucoup de force et de fragilité dans leurs échanges_: les corps se frôlent, se touchent, se joignent, se repoussent et suggèrent une nouvelle façon de danser, une vision contemporaine et spontanée de la danse. 

La compagnie installée à Tel-Aviv depuis 1990 influence aujourd'hui le milieu de la danse et doit son succès à son chorégraphe et à son langage chorégraphique unique. S'appuyant sur de nouvelles méthodes Ohad Naharin utilise les codes de la danse qu'il détourne et s’approprie. Influencé notamment par le comportement des enfants, il a ainsi développé une nouvelle manière de danser appelée Gaga sur laquelle repose son travail. L'imagination et la création deviennent alors aussi importantes que la performance technique. Autre nouveauté, à Tel-Aviv les danseurs prennent part au processus de création et évoluent au sein d'un studio sans miroir. L'écoute de l'autre devient primordial et la conscience de son corps prime sur le reste.

Celui que l'on surnomme parfois Monsieur Gaga définit la danse comme étant : « Une manière de penser le monde dans lequel je vis. Mon histoire, mon passé, ma culture, mes origines, mon errance, fondent mon approche de la danse. Je voudrais que mon expérience rencontre celle, différente, du spectateur. Que les murs tombent dans une interrogation commune, le temps d'une représentation_». 

La compagnie israélienne, reste aujourd'hui mondialement demandée. Ohad Naharin continu  d'influencer de nombreux chorégraphes par son inventivité et son approche novatrice de la danse.

 Alice Gouzer, Actu en Rab' #1, le journal du lycée François Rabelais, Fontenay le Comte (85)

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