Billet de blog 7 avril 2014

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TOKYO 2020, LES JEUX SONT FAITS

Nous savons déjà depuis quatre ans que Rio sera l’organisatrice des jeux de 2016. Elle avait à l’époque gagné face à Madrid, Chicago et Tokyo (déjà candidate). Ce qu’on ignore souvent, c’est que les Jeux d’été de 1940 étaient initialement prévus dans la capitale japonaise mais furent annulés en raison de la guerre de 39-45. Elle pose à nouveau sa candidature en 1964 et finit par obtenir le Saint Graal... Réussite totale pour la métropole nipponne. Renouvellera-t-elle l’exploit une seconde fois, en proposant au monde du sport des jeux hors-du-commun ?

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Nous savons déjà depuis quatre ans que Rio sera l’organisatrice des jeux de 2016. Elle avait à l’époque gagné face à Madrid, Chicago et Tokyo (déjà candidate). Ce qu’on ignore souvent, c’est que les Jeux d’été de 1940 étaient initialement prévus dans la capitale japonaise mais furent annulés en raison de la guerre de 39-45. Elle pose à nouveau sa candidature en 1964 et finit par obtenir le Saint Graal... Réussite totale pour la métropole nipponne. Renouvellera-t-elle l’exploit une seconde fois, en proposant au monde du sport des jeux hors-du-commun ?

Le 8 septembre à Buenos Aires, les tokyoïtes ont pu crier victoire. Le CIO (Comité International Olympique) a choisi la géante nipponne face à Madrid et Istanbul. Le poids lourd japonais a mis KO ses adversaires, 60 voix contre 36. Avec son solide dossier technique, l’appui inébranlable de la cour impériale et ses quelques 127 millions de supporters, Tokyo avait tous les atouts pour devenir la ville olympique de 2020. On notera par exemple un stade Olympique d’une capacité de 50 000 spectateurs et un stade dôme de 55 000 places, plutôt désuet face à notre stade de France et ses 80 000 sièges. Le budget prévu pour cette session 2020 est de 2,6 milliards d’euros ; un montant important mais dérisoire par rapport à la coquette somme de 200 milliards prévue par les Qataris pour leur coupe du monde de foot 2022. Le Japon est aussi un havre de culture, ayant une histoire riche de plus de 10 000 ans.

Tokyo a charmé les juges lors de la compétition malgré l’incident de Fukushima de 2011 et la forte radioactivité présente dans la région. Contrairement à leurs concurrents, les nippons présentaient une situation économique stable et une facilité de transport écrasant toute concurrence (aéroports, transports en commun, train à très grande vitesse…). Quand on dit          « Japon », on pense généralement « sushi » ou « geisha ». Mais l’archipel est surtout mondialement réputé pour sa technologie de pointe, ce qui joua  largement en sa faveur aux yeux des juges. L’innovation et la modernité japonaise pourraient marquer une rupture avec les Jeux    « classiques », vus et revus, créant ainsi les « jeux du futur » !

Niveau concurrence, les arbitres du CIO avaient le choix entre un pays européen touché de plein fouet par la crise, un autre aux portes du conflit syrien, et un archipel asiatique habitué des séismes, tsunami et autres catastrophes nucléaires. En effet, les trois challengers avaient d’importants points faibles mais sur la ligne d’arrivée, Tokyo s’est démarquée. Pour preuve, elle a remporté presque la moitié des suffrages.

Cependant, la favorite Istanbul était dans toutes les têtes lors du moment crucial. En effet, elle avait reçu la meilleure note lors de l’évaluation du CIO, plaçant donc les Stambouliotes en tête de course. L’européenne Madrid, outsider de la compétition, plongée dans la crise, aurait, selon les juges, eu du mal à assumer ce coût pharaonique. Il était donc compliqué pour la capitale espagnole de remonter ses adversaires dans le sprint final. Malgré tout, sa localisation au cœur du continent européen présentait un avantage considérable. Elle signe ici sa troisième défaite consécutive dans la course aux Jeux.

Maintenant que nous savons tout sur les JO 2020, il nous reste à suivre assidûment les exploits sportifs de cette Olympiade, et penser dès maintenant aux futurs champions ainsi qu’aux futurs hôtes du deuxième événement sportif le plus suivi au monde. On notera que Paris sera candidate pour 2024, aux côtés de Casablanca, Dubaï, Toronto et Washington DC, entre autres. L’Europe aura donc toutes ses chances de victoire car depuis 1896 et les Jeux modernes, seules quatre villes d’un pays riverain de la méditerranée ont organisé cet événement, à savoir Barcelone, Paris, Madrid et Athènes. Selon vous, qui sera le prochain seigneur des anneaux ?

A présent, nous avons sept ans pour imaginer de quoi seront faits les Jeux. La population mondiale aura augmenté, la mode sera peut-être étrange… On mangera tranquillement notre steak de viande synthétique en suivant les JO sur notre écran 5D. Et qui sait, peut-être qu’on commentera les résultats en direct sur notre iPhone 9. En attendant, on vous spoile la cérémonie d’ouverture, animée par une Madonna plus toute jeune, ou une Lady Gaga en robe d’insectes (eh oui, la viande se fait rare), où les athlètes défileront sur un remix dubstep de l’hymne des jeux. On assistera, qui sait, à du jokari sur plage, des combats de robots-sumos ou du judo.

L'inébranlable, Lycée Edouard Branly (94).

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