Partir étudier un an à l'étranger avant le bac n'est pas seulement un rêve. Chaque année, plusieurs élèves du lycée Nord Bassin d'Andernos partent vivre à l'autre bout du monde, et des élèves étrangers viennent dans notre lycée pendant 10 mois. Certains ont accepté de témoigner pour vous dévoiler leur parcours. Par Cassandre Leynaert
On a souvent du mal à s'imaginer quitter son quotidien « lycée-maison-amis ». Pourtant, l'étranger fait beaucoup rêver les jeunes et certains n'ont pas hésité à casser leur routine pour vivre cette expérience un peu spéciale.
Jose Antonio (mexicain) et Maria-Emilia (équatorienne), venus passer 10 mois en France, ainsi que Maxime et Fleuriane, le premier actuellement aux Etats-Unis et la seconde étant déjà partie, témoignent.
C'est une très bonne expérience
Comment cela se prépare-t-il ? Il est passé par un organisme d'échange Mexicain, mais qui est relié à l'organisme international W.E.P (qui se charge des étudiants en échange sur le territoire.) Il y a eu un bon nombre de papiers administratifs à remplir.
Le seul point négatif a été l'obtention du VISA puisqu'il lui a fallu se rendre dans la capitale de son pays, Mexico, qui est à 11 heures de trajet de chez Jose Antonio, et l'entretien n'a duré qu'une demi-heure.
Pourquoi partir ?
Tout d'abord, par curiosité. Antonio était intéressé par la différence de culture et voulait rencontrer de nouvelles personnes, vivre de nouvelles expériences.
Autre point non négligeable : la langue ! Jose Antonio, depuis son arrivée, a beaucoup progressé.
Elle a passé des tests assez difficiles
Maria-Emilia vit à Ibarra en Équateur. Partie grâce au Rotary Club, elle a passé des tests d'anglais et d'histoire assez difficiles. Ensuite, selon son classement, elle obtenait une destination.
Là encore, le visa a été long à obtenir. Ce qui l'a le plus marquée, c'est qu'il n'y a pas d'uniformes au lycée. Également, les horaires de cours sont différents car elle allait en cours de 7 heures à 14 heures en Équateur.
La façon de vivre aux States est très différente
Maxime est aux États-Unis, pas loin de Oklahoma City depuis fin août. Comme Jose Antonio, il est passé par l'organisme W.E.P. Il a dû passer des tests médicaux, et remplir beaucoup de papiers. Avant de partir, a été organisé à Paris un « Week-end d'intégration » par l'organisme, qui permet notamment d'apprendre les règles et de rencontrer des anciens Exchange Students qui donnent des conseils.
Maxime a eu envie de changement et c'est ce qui l'a notamment motivé à partir.
La façon de vivre aux States est différente, et c'est ça qui l'a marqué. Aux US, il n'y a pas d'horaires pour les repas, chacun mange quand il veut. Également, le lycée propose régulièrement des semaines à thèmes durant lesquelles les élèves peuvent venir déguisés et participer à des activités.
La langue n'a pas été un problème pour lui car au bout de deux semaines d'adaptation, la compréhension s'est considérablement améliorée et à l'heure actuelle, il n'a aucun problème pour se faire comprendre.
Je ne repartirai pas aussi jeune.
Fleuriane est partie grâce à l'organisme PIE. Finalement, elle arrivait en août à Jefferson, une ville à une heure d'Atlanta en Georgie (USA). Cet État se situe au sud des États-Unis, et les gens sont plutôt « hostiles » aux étrangers. Sa famille d'accueil était très gentille, venant de Los Angeles ils subissaient également la « froideur » des locaux. Fleuriane a été ignorée par certains élèves de son lycée, heureusement tous n'agissaient pas comme tel.
Elle a rapidement gagné en compréhension (après une semaine) et la maîtrise de la langue n'a pas tardé à suivre.
Si elle devait aujourd'hui donner un conseil aux prochains Exchange Students ce serait le suivant : ne partez pas trop jeune. Fleuriane avait 15 ans lors de son voyage et elle aurait eu beaucoup plus de possibilités d'activités si elle avait été plus âgée.
Propos recueillis par Cassandre Leynaert, Pigeon 2 poche, lycée Nord Bassin, Andernos (33)