Etre un photoreporter

Être photoreporter est un vrai métier : c'est raconter des événements à l'aide d'images, mener ses propres enquêtes en s'organisant des voyages dans le monde entier, afin de communiquer aux autres ce qui se passe à l'autre bout de la Terre. Nous avons entendu les témoignages de quelques-uns d'entre eux dans le web-documentaire "A la Une". Par Anne-Flavie et Tosca

Joao Silva était un photoreporter. Alors qu'il prenait des photos de la guerre en Afghanistan en octobre 2010, ses jambes ont explosé à cause d'une mine. Il a également été menacé de mort par les Américains qui lui reprochaient de prendre des photos du camp ennemi lors de la guerre d'Irak. Aujourd'hui, M. Silva a décidé de mettre sa carrière entre parenthèses : ce témoignage nous montre que le métier de photoreporter peut coûter la vie de passionnés.

Alain Buu écrit ses photoreportages. Il trouve d'abord un sujet intéressant, rédige ensuite un synopsis, puis essaie de convaincre la rédaction de lui donner de l'argent pour poursuivre son voyage sur les lieux du sujet. Si la rédaction n'est pas convaincue, le photoreporter peut financer lui-même ses reportages. Pour vous donner une idée de coût de voyage, 3.000 € permet de passer 5 ou 6 jours dans un pays en guerre. On en déduit donc que le métier de photoreporter résulte d'un esprit d'argumentation et de détermination.

Avant d'être photoreporter, Laurence Geai travaillait dans la mode. N'ayant aucun lien avec la photo avant, elle en fut brusquement passionnée et changea d'orientation. En 2013, elle partit en Syrie dans le but de prendre des bonnes photos car, pour elle, une photo réussie contient beaucoup d'informations et attire les gens par l'émotion transmise. Etre photoreporter, c'est aussi mettre sa touche personnelle et une pointe d'originalité.

Pour conclure, le photoreportage est une vocation, un métier instructif où l'on doit être sûr de ses choix, où on cherche à toujours améliorer la façon de prendre des photos, dans le but de donner plusieurs points de vue sur le monde.

Anne-Flavie et Tosca (4e 4), Collège Saint-Charles, Orléans (45)

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.