Chaque année, plusieurs tournois de tennis locaux sont annulés, mais ce sont les filles les plus touchées. Par Jeanne Hébert
Les exemples ne manquent pas sur le Bassin : depuis bientôt un quinquennat, le tournoi d'Arès s'évapore par manque d'effectifs ; d'autres, tels que ceux d'Andernos ou de Lège sont obligés de regrouper plusieurs catégories pour pouvoir former ne serait-ce qu'un seul tableau ! La preuve cette année encore : la compétition d'Andernos a été annulé pour toutes les catégories de filles, et celle de Lège, ayant pourtant lieu pendant les vacances, avec donc des joueuses étrangères au Nord Bassin pouvant potentiellement s'inscrire, a tenté de faire un seul tableau... Pour toutes les filles, soit de 11 ans à 18 ans ! En tout, il n'y avait qu'une dizaine de filles... Et le tournoi a finalement disparu, car de nombreuses joueuses se sont désistées pour cause de blessure ou de maladie... Le tennis est donc en baisse de popularité chez les filles, au grand dam des quelques joueuses essayant vainement de faire leurs derniers pas en jeunes avant de sauter en adultes. Le tennis chez les filles : un véritable fléau !
Et pourtant, au niveau international, cette situation ne se ressent pas (encore). Ainsi, lorsque des joueuses renommées, telles que Serena Williams (n°1 mondiale), Maria Sharapova (n°3) ou, dans la « nouvelle génération », Eugénie Bouchard (n°6), s'affrontent, les gradins sont remplis ! Et côté français, avec Caroline Garcia (n°28) et Kristina Mladenovic (n°50), la relève est assurée. Alors comment peut-il y avoir une telle différence entre le niveau local et le niveau international ?
Jeanne Hébert, Pigeon 2 Poche, lycée Nord Bassin, lycée Andernos (33)