Billet de blog 15 mai 2014

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Pourquoi cette crise politique en Ukraine ?

On en entend très souvent parler depuis la fin de l'année dernière, mais les raisons qui ont débuté la crise qui secoue actuellement l'Ukraine sont soit oubliées, soit inconnues, c'est pour cela qu'un petit rappel s'impose.

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On en entend très souvent parler depuis la fin de l'année dernière, mais les raisons qui ont débuté la crise qui secoue actuellement l'Ukraine sont soit oubliées, soit inconnues, c'est pour cela qu'un petit rappel s'impose.

L'étincelle qui a mis feu aux poudres

Les contestations ont commencé le 24 Novembre 2013, trois jours après que le gouvernement ukrainien ait renoncé à l'accord d'association avec l'Union Européenne qui était engagé depuis quelques années, et aussi souhaité par le peuple Ukrainien. Viktor Ianoukovytch, à l'époque président de l'Ukraine, propose à la place un accord de rapprochement avec la Russie.

Pour la majorité, cette renonciation est vécue comme une trahison de la part du président ukrainien, d'une part parce qu'il avait fait du rapprochement avec l'Europe un grand axe de sa politique, d'autre part car les Ukrainiens craignent, à l'issue de cet accord, de retomber sous le joug de la Russie, comme à l'époque de l'URSS.

Une accumulation de motifs

Ce n'est pas la seule motivation qui anime les manifestants.

Après l'échec desnégociations entre l'Union Européenne et l'Ukraine, le ministère de l'intérieur ukrainien réprime violemment les manifestants le 30 Novembre, ce qui fait gagner en ampleur le mouvement, et marque le début des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants.

Les heurts continuent pendant que Russie et Ukraine préparent l'accord de rapprochement économique entre les deux pays, qui sera signé le 17 décembre ; les manifestants ne cherchent alors plus à changer l'avis du président, mais à le destituer.

La dernière raison qui a provoqué un important regain des tensions entre le gouvernement et les manifestants est l'adoption le 16 janvier de lois répressives contre les manifestants, qui prévoient par exemple une peine de 15 jours d'emprisonnement pour l'installation de tentes dans les lieux publics ou encore 5 ans d'emprisonnement pour les personnes bloquant l'accès aux bâtiments officiels. 

La situation ne change pas beaucoup jusqu'à la fuite et la destitution du président le 22 février, qui a permis la mise en place d'un nouveau gouvernement temporaire, mais avec l'entrée des troupes russes dans la péninsule de Crimée au début du mois de mars.

Les habitants de la péninsule étant majoritairement « favorables » à la Russie, l'armée russe a rapidement pris le contrôle de la Crimée, et le Parlement local, lui aussi pro-russe, vote l'indépendance de la région (sans prendre l'avis du reste du pays en compte) le mardi 11 mars, puis organise un vote pour décider du rattachement de la région à la Russie pour le dimanche 16 mars.

Le résultat du référendum n'a pas été surprenant: Plus de 95% des votants sont pour le rattachement à la Russie. Le parlement russe a ensuite voté et ratifié le traité rattachant la Crimée à la Russie le 20 mars, ce qui a conduit à l'adoption d'une loi constitutionnelle sur l'intégration de la Crimée à la Russie.

Le destin de la Crimée comme de l'Ukraine reste malheureusement bien incertain.

A.L. et A.S, Lycée J. Rostan, Strasbourg.

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