Billet de blog 18 mai 2015

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Perdue dans le fin fond d’un annabac

Comme vous l’avez sans doute remarqué, beaucoup de profs sont absents en cette période d’examen et donc les heures de trous s’accumulent. On se dit tous que c’est génial, pas de cours d’anglais aujourd’hui. Mais avez-vous remarqué la tension qui se passe à l’intérieur des murs du lycée ? Par Alison Méheut

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, beaucoup de profs sont absents en cette période d’examen et donc les heures de trous s’accumulent. On se dit tous que c’est génial, pas de cours d’anglais aujourd’hui. Mais avez-vous remarqué la tension qui se passe à l’intérieur des murs du lycée ? Par Alison Méheut

Vous l’avez deviné, je vais parler du bac, et oui l’examen en fin de terminale où on espère l’avoir pour enfin passer à autre chose. Moi qui suis en terminale, je peux vous assurer que ce n’est  pas de la crème chantilly. Entre nous, on ne va pas se mentir, on s’est tous dit au départ que le bac c’était comme le brevet.

Au début, en première, quand on nous dit qu’il y a le bac de français en fin d’année, on pense tous que ça va passer comme une lettre à la poste. Donc, on travaille le strict minimum, on s’amuse, on papote en cours et on énerve les profs. Mais lors de la semaine blanche, quand on voit les sujets et qu’après les résultats tombent… La douche froide, je dirais même gelée. Donc au troisième trimestre, on tente le tout pour le tout et des fois, on se plante comme des bleus.

En terminale, on recommence la même car quand on a une classe de fous mais qui sont super sympas, on ne peut pas être sérieux, donc on rigole, on fait la fête en classe. La semaine blanche arrive et on se vautre complètement. Mais voilà, on continue à couler comme le Titanic, et ce n’est qu’aux vacances d’avril que l’on réalise que l’on doit rattraper les cours de deux années de conneries. En plus, les profs qui pètent un plomb à cause de notre comportement. Et les oraux arrivent, et on devient des boules de stress ambulantes. On s’attaque aux révisions du bac mais on ne comprend absolument rien, le résultat de deux ans de flemme.

Et le stress arrive, la pression monte de plus en plus à l’approche de la date du bac, les oraux s’enchainent et nos profs sont appelés dans d’autres établissements. La bibliothèque ou le CDI qui, d’ordinaire sont calmes, deviennent bruyants et bondés à cause du flux d’élèves qui veulent réviser pour obtenir ce diplôme. En plus la plupart d’entre nous passent aussi des concours pour rentrer en école l’an prochain et puis en parallèle on recherche du travail pour l’été afin de mettre de l’argent de côté pour plus tard.

Les DST en fin d’année sont annulés suite à un manque de surveillants et les jours fériés s’invitent dans nos semaines, donc impossible de se préparer correctement pour les épreuves… Les profs essaient de nous aider en nous mettant des devoirs en cours mais dans certaines matières c’est impossible car le programme est trop chargé.

Franchement, on est vraiment perdu dans le fin fond d’un annabac là. Et puis, pour les premières de cette année et les secondes, ne soyez pas découragés par le travail que nous donnent les profs, ils ne veulent que notre réussite et veulent nous donner un max de connaissances alors ne soyez pas idiots en ne faisant aucun effort car un mois avant le bac vous vous direz que même si l’année que vous avez gâché était magnifique car vous vous êtes éclatés, elle vous a donné trop de lacunes qu’un mois ne pourra pas rattraper.

Voilà mon humeur du moment, je vous laisse, mes révisions m’attendent et m’appellent ^^.

Alison Meheut, Le Grain de Sell’, lycée Henri Sellier, Livry-Gargan (93)

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