« Hollande, va crever ! », « Va te faire enc**** ! » La violence de chaque syllabe continue de vibrer dans la bouche des Français. Le nouveau vocabulaire patriotique est devenu pitoyable… Tout comme le Président. Par Quentin Menu
Les parents ne cessent de dire à leurs enfants : « Sois poli ! ». Pourtant, ce sont les premiers à dire : « Tu vois, ça c’est un gros naze » en désignant François. Oui, je l’appelle François. C’est bien comme ça qu’il a été baptisé, non ? Est-ce que vous appelez le roux que vous croisez dans la rue Poil de carotte ou Fifi Brindacier ? Votre prof un peu dégarni ne s’appelle pas non plus Crâne d’œuf ou Homer Simpson ! Même si vous avez très envi de donner ces prénoms ridicules, vous ne le faites pas ! Eh bien pour François, c’est pareil : pas Flamby, ni Rainman, juste François ou M. le Président.
Avant d’accéder aux hautes fonctions de l’Etat, François était comme vous et moi. Il est sorti du ventre de sa mère, tout comme nous. Il a appris à marcher, à parler et à rire, tout comme nous. Il a joué aux billes avec ses copains le temps d’une récréation, tout comme nous. Il a eu des profs sympas, bizarres, hystériques et tyranniques, tout comme nous. François est un être humain, tout comme nous ! Son seul point divergent est qu’il a décidé de se pencher dans le monde compliqué qui est celui de la politique. Et c’est, selon moi, la pire décision qu’il ait prise. Pourquoi ? Parce qu’il a atteint le poste le plus prestigieux de sa carrière : résident officiel du Palais de l’Elysée. François est devenu le personnage public n°1. Toute sa vie va être inspectée dans les moindres détails : ses amis, ses amours, ses emmerdes. TOUT !! A croire que le citoyen français est né pour critiquer, insulter et dénigrer son chef.
Bien sûr, François a fait des énormes boulettes qui n’auraient jamais dues se produire, mais, fermez juste vos yeux trente secondes et imaginez-vous une France dont le gouvernement peut compter sur ses compatriotes. 3, 2, 1… Retour à la France de 2015. Vous connaissez sans doute cette célèbre phrase : un travailleur heureux est un travailleur qui produit mieux. Apposez ce principe à François : un Président heureux est un Président qui gouverne mieux. Le problème de la France ? Les Français !! Vous voulez que les choses changent vite, pas vrai ? IM-POS-SIBLE ! Une politique à court terme est une politique qui n’aboutit à rien. Patientez et ayez confiance en votre Président que vous avez-vous-mêmes élu ! Franchement, les plus cons dans l’histoire, c’est… Ben c’est nous.
Quentin Menu, Le Cri du Hibou, lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert (77)