Quand vous allez au stade de France pour regarder un match de foot, vous vous asseyez tranquillement sur votre siège prêt à savourer le spectacle. Mais savez-vous ce qui se passe derrière, en dessous de vous, dans la stade ? Par Marine Lecuyer
Une soirée de match au Stade de France
A quoi ressemble le dispositif de premier secours (DPS) au Stade de France ?
Nous avons toujours rendez-vous 2 heures avant l’ouverture des portes pour nous rassembler et former les différentes équipes. Parmi les 18 infirmeries du stade, chaque équipe est composée de 5 secouristes donc un infirmier ou un médecin. Il y a 3 ambulances de 4 personnes et 2 volantes de 5 personnes.
Les équipes constituées, on retourne dans notre infirmerie avec le matériel nécessaire : un sac de secours, un sac d’O², une planche, un défibrillateur, une chaise, un matelas coquille, des colliers cervicaux et des attelles.
Les équipes sont dirigées par un chef d’intervention qui possède une radio, il est en correspondance avec le régulateur du Stade de France. Le régulateur ? Il est là pour diriger les équipes sur le lieu des différentes interventions au sein du stade. S’il y a un malaise, une chute, une blessure ou une agression, il nous indique où ça se passe.
Chute d’une femme dans les tribunes porte A
Le chef d’intervention vient de recevoir l’ordre de partir sur une intervention, le régulateur lui indique le lieu, l’équipe part avec son matériel pour prendre en charge la victime.
Arrivés sur les lieux, les équipiers et le secouriste prennent les constantes de la victime. La tension et la SAT qui va permettre de mesurer le pourcentage d’oxygène dans le sang et le rythme cardiaque de la femme. Tout en prenant les constantes, le chef d intervention commence à poser des questions à la victime mais aussi aux témoins : état civil (nom, prénom, âge, adresse), circonstances de l’accident, échelle de la douleur…
Apres avoir compris les circonstances, les secouristes commencent à examiner la victime : il lui demande où elle a mal pour pratiquer les premiers gestes de secours. La jeune femme nous dit qu’elle souffre du bassin et de la jambe droite. Les secouristes font alors une palpation des zones où la douleur est ressentie pour situer les blessures.
Après avoir constaté un déplacement de la hanche et une fracture du tibia, les secouristes décident de lui mettre un collier cervical, de la mettre dans un matelas coquille et de la placer sur le brancard pour l’évacuer vers l’hôpital de secteur. Après le bilan du chef d’intervention auprès du régulateur, celui-ci nous envoie une ambulance de la Croix Rouge qui prendra en charge la victime pour l’emmener à l’hôpital qui prend le relais. L’intervention est terminée.
Fin du match, les spectateurs s’en vont, les équipes de secours font leur débriefing, rendent les radios et rentrent au local, la soirée se termine.
Marine Lecuyer (bénévole Croix Rouge), Le Grain de Sell’, lycée Henri Sellier, Livry-Gargan (93)