Sanofi-Aventis décide le retrait mondial de l'Anzemet

 L'info n'a fait l'objet que de quelques entrefilets dans la presse: le laboratoire a décidé le retrait mondial de l'Anzemet, son antivomitif.

 

Sanofi-aventis © SIPA Sanofi-aventis © SIPA

L'info n'a fait l'objet que de quelques entrefilets dans la presse: le laboratoire a décidé le retrait mondial de l'Anzemet, son antivomitif.

Cette décision fait suite à un avis de la FDA, qui pointait les risques de problèmes cardiaques induits par ce médicament lorsqu'il est administré par injection. En effet, principalement prescrit à des malades sous chimitohérapie anticancéreuse, l'Anzemet peut provoquer des troubles du rythme cardiaque, allant jusqu'à la mort.

 

Mourir d'un antivomitif, prescrit pour atténuer les effets indésirables d'un traitement anticancéreux, voilà qui est absurde. Surtout lorsque l'on sait qu'il existe dans la nature une plante aux vertues antiémétiques reconnues par les scientifiques, les médecins et les malades : le cannabis.

Aux Etats-Unis notamment, de nombreux malades se voient prescrire du cannabis thérapeutique pour éviter les nausées et retrouver l'appétit, pendant leurs chimiothérapies. C'est également le cas dans de nombreux pays européens (Angleterre, Espagne, Allemagne...), mais pas en France. La puissance de l'industrie pharmaceutique dans notre pays n'a évidemment aucun lien avec cette anomalie, pas plus que le fait que le cannabis cumule plusieurs défauts impardonnables par ces labos : il n'est pas brevetable et il pousse très facilement chez les particuliers.

 

Quelques minutes passées sur les forums indiquent néanmoins que de nombreux malades français ont depuis longtemps sauté le pas de l'illégalité, au motif que leur santé importe plus qu'une des législations les plus rétrogrades du monde. Pour les autres, ne reste qu'à attendre le prochain poison des labos...

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