Steven Siewert: le rockabilly, comme un voyage dans temps

A l'origine du portfolio sur le rockabilly que MediaVu' présente ce 3 octobre, un coup de foudre. Steven Siewert a commencé de travail par une commande d'un journal : il devait faire le portrait de deux jeunes acteurs sur le lieu même du tournage d'un court-métrage.
«La maison dans laquelle je devais les photographier avait les murs couverts de vieux papiers peints rétros et les meubles dataient d'après guerre. J'ai adoré, c'était comme une machine à remonter le temps.
J'ai alors cherché le couple qui vivait dans cette maison. Et j'ai été face à des gens qui conduisaient de vieilles voitures, portaient des fringues retro, et avaient même une télévision en noir et blanc qu'ils regardaient très souvent.
Ce couple me mit en contact avec d'autres personnes qui partageaient leur passion pour les années 50. J'ai alors commencé à aller aux concerts, aux festivals, aux pique-niques rockabilly. Ainsi commença mon voyage dans le passé.
A Sydney et Brisbane, je me suis documenté sur cette petite contre-culture pour laquelle les années 50 est un mode de vie. Cette série de portraits s'est faite sur une période de cinq ans. Je me suis immergé dans leur vie quotidienne et dans les nombreux événements du calendrier rockabilly, entre autres Greazefest à Brisbane et la 50's Fair à Sydney.»

Le terme «rockabilly» né en 1956 pour décrire un style de musique qui combinait le rock'n'roll avec de la country, ou «hillbilly» music. Aujourd'hui, le terme rockabilly est plus utilisé pour décrire les passionnés des années 1950 et de ses éléments iconiques –la mode, le design, les voitures, et la musique. La sous-culture rockabilly prospère aux Etats-Unis, en Europe, et en Australie. Beaucoup de gens sont de sérieux collectionneurs, leurs maisons ont retrouvé les objets rétros, tandis que leurs fêtes et mariages regorgent d'habits vintages et de voitures. Et le plus étrange, à voir ce portfolio c'est que la plupart de ces fans n'étaient pas nés lors que le rockabilly était à son apogée.

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