Bertrand Desprez, Cuba calliente

C'est en 2001 que Bertrand Desprez est parti pour Cuba, à la demande du magazine Air France. Y photographier la danse, pour ce photoreporter par ailleurs trompettiste, «c'était un fantasme. J'étais déjà fasciné par la musique cubaine et je brûlais d'envie d'aller à Cuba pour sentir l'atmosphère.»

L'ardeur et l'intensité du sujet se traduit ici, dans les jeux d'ombres et de lumière, un élément essentiel dans le travail de Bertrand Desprez. (Intv' 2 mn)

 

 

 

 

Si on lui demande ensuite les deux images que, sept ans après, il garde en mémoire, Bertrand Desprez se souvient d'abord de «l'ambiance du théatre Lorca, un bâtiment un peu en ruine où s'ébrouent les robes rouges des ballets flamenco. Là, dans une presque pénombre, rien n'était plus essentiel que le mouvement des corps des danseuses, alliant l'extrême finesse des gestes et les regards un peu hautains.»


Et, avec une tendresse particulière, il se souvient de ces adolescents:


«Par simple rigidité administrative, je n'avais pas obtenu l'autorisation de photographier dans le théâtre du ballet national. Alors, je cherchais tout autour des danseurs sortant des cours. Et j'ai pu capter cette photo que j'aime beaucoup: des jeunes danseurs habillés de l'uniforme de leur école, des adolescents qui ne sont pas encore des étoiles. C'est l'époque des premiers amours, un couple s'embrasse, un jeune homme cherche ou attend. J'y ai retrouvé mes premiers travaux sur l'adolescence...»

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