Vive la fripe!

Faire plutôt que dire... Je ne me le fait pas dire deux fois ! Dans une période qui me saoule.

Faire plutôt que dire... Je ne me le fais pas dire deux fois !

Bienheureuse retraitée (on en recausera, de ce "statut"), je donne des cours de français à des primo-arrivants issus de l’immigration (je viendrais ici, vous en re-parler), dans une association de ma ville, qui existe depuis un quart de siècle. Dans cette asso, il y a plein d’activités : couture, cuisine (du monde), jeux, danse, maquillage, aide aux devoirs… Parce que ce sont surtout des femmes qui y viennent, soit seule, soit avec une copine, soit envoyée par différents services sociaux.

Il y a aussi un « free-market » (marché gratuit tendance anti-conso) une fois par mois. On y trouve de tout, des dons, on apporte ce qui ne nous sert pas ou plus et c’est gratuit. On peut donc repartir heureux avec les merdouilles des autres… Vêtements, draps, accessoires, vaisselle, petits meubles, bouquins, jouets, plantes…

J’y suis allée il y a une dizaine de jours et je me suis intéressée aux monceaux de textile, qui n’avait pas trouvé preneur. Il faut dire que je couds (cela a même été un de mes métiers : costumière de théâtre) et que je récupère un maximum (c’est presque de l’addiction, mais je me soigne…) Quand ma belle-fille (écolo) échange des sacs de fringues pour ses enfants et pour elle, avec ses amies, dont les enfants ont grandis, je passe après son premier tri (pour elle et sa famille), puis son second tri, pour des associations caritative (tout ce qui est en très bon état, mais qui ne leur plaisent pas) et je repars avec un sac, souvent très gros de trucs plus ou moins abimés. Je commence par récupérer la mercerie (parce que ça coûte très cher, quand on coud) : fermetures éclairs, boutons, agrafes, pressions, cordons, scratch, jolies étiquettes textiles, broderies, anneaux… Puis je récupère les morceaux de tissus en bon état. Tout cela refera du neuf, du patch, des pochettes, d’autres vêtements, des sacs de course (maintenant que les cochonneries de pochons plastique sont enfin interdits !), des chapeaux, des torchons, des lingettes, des coussins et même des vêtements de poupée pour les enfants, des cadeaux pour ma famille et mes amis…

Cet après-midi, je suis donc allée proposer dans cette asso, d’animer un atelier de « recyclage » de ce qu’il reste, après le free-market. Du recyclage, après le recyclage... Rien ne se perd, tout se transforme... Une manière de réfléchir collectivement, à tout ce qu’on jette, tout ce qu’on peut réparer, créer dans la joie et la bonne humeur…

Peut-être existe-t-il un free-market dans votre ville ou pouvez-vous en créer un, avec une asso de votre quartier. Ces libres marchés là, n’ont rien de macronniens… Rigolant 

Ils sont nés en Argentine (gratiféria), pendant « la crise » économique, très grave, qui a secouée le pays au début des années 2000. Vu la pauvreté qui y sévissait ! Toujours les mêmes qui trinquent.

http://www.greenetvert.fr/2012/06/01/les-marches-gratuits-la-nouvelle-tendance-anticonso/58756

Sans argent, tout est plus simple

 

free-market

http://www.kaizen-magazine.com/un-marche-ou-tout-est-gratuit/

 Et chose non négligeable, on n'y rencontre ni Fillon, ni Macron, pour les costards !

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