La vérité n'étant pas à la mode, l'idée du communisme ne l'est pas non plus

Les électeurs français qui, l'année prochaine, éliront le candidat qu'ils préfèrent ou qu'ils détestent le moins auront tiré un trait sur l'idée que la politique est possible dans ce pays et partout ailleurs. La politique au sens d'égalité, de partage et de vérité. L'idée du communisme ne donne aucun poste, même honorifique, et ne permet pas de s'enrichir. Peut-être même éloigne-t-elle d'une certaine forme de réussite sociale et professionnelle. Peut-être même éloigne-t-elle d'un certain nombre de gens dont vous pensiez, à tort ou à raison, qu'ils pouvaient être des amis politiques. Mais l'idée du communisme est là, même si, du côté de l'Etat, de ses officines et ses tenants, elle est méprisée, moquée ou tout simplement abandonnée. Elle est là par l'engagement de tous ceux qui, à leur façon, par leurs écrits ou leurs pratiques, lui donnent vie.

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