Etre à la hauteur des questions posées

Chacun peut faire ce qu'il peut là où il est. A l'Ecole, à l'Hôpital, à l'Usine...

Chacun peut faire le choix d'être à la hauteur des questions posées. La question de l'Ecole, la question de l'Hôpital, la question de l'Usine...

Question de décision. De courage. D'avenir.

Les petits malins — ceux qui ont d'emblée décidé de n'être pas à la hauteur des questions posées —, posent eux aussi des questions. Du type : "Et comment tu vas faire, espèce de gros naïf ?"

Cette dernière question est celle qui, bien entendu, évacue le collectif. L'action collective, l'action politique, l'action collective politique. Chacun, dans cette question-là, étant renvoyé à lui-même. C'est-à-dire dans les cordes. "Va te reposer. Tu es fatigué ! Laisse donc faire la libre entreprise individuelle !" Comme si la libre entreprise individuelle, elle, était seule !

Contre la fatigue, pour exister vraiment, rien de tel que la réunion politique. Les regards et les paroles.

Les décisions.

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