L’Alternance : un rendez-vous urgent pour Marseille !

Marseille cumule les crises sociales, économiques, sécuritaires, environnementales, culturelles et intellectuelles. Les Marseillais-es ne supportent plus que leur vivre ensemble multi-séculaire se réduise à un apartheid dont les fractures menacent jusqu’à la survie de leur cité. L’Elysée et Matignon semblent l’avoir bien compris qui redoublent de volonté pour favoriser l’alternance politique à l’hôtel de ville.

Marseille cumule les crises sociales, économiques, sécuritaires, environnementales, culturelles et intellectuelles. Les Marseillais-es ne supportent plus que leur vivre ensemble multi-séculaire se réduise à un apartheid dont les fractures menacent jusqu’à la survie de leur cité. L’Elysée et Matignon semblent l’avoir bien compris qui redoublent de volonté pour favoriser l’alternance politique à l’hôtel de ville.

Chienlit fratricide et clientéliste
Hélas, l’élite politique locale atteint un niveau d’irresponsabilité sans équivalent dans les autres métropoles.  La personnalisation des enjeux encourage les guérillas d’égos au détriment des attentes collectives. Le porte-parole et le premier adjoint du candidat socialiste viennent de confirmer l’état déplorable de la liste présentée par la majorité gouvernementale. Sous prétexte de “changer la donne”, la gauche radicale et citoyenne participe de la même chienlit fratricide pour recycler les naufragés des pratiques révolues. Partout l’élaboration des listes figure la foire d’empoignes politiciennes, claniques et clientélistes...A peine d’occulter les urgences criantes de notre ville, le débat public ne peut se réduire aux luttes intestines et dérapages racistes. Sans les forces vives de Marseille, l’opportunité de revitaliser l’initiative locale sera condamnée à l’immobilisme atavique de la municipalité sortante. Les réseaux écologistes, associatifs, culturels et économiques doivent être mobilisés dans cette campagne si déterminante pour notre avenir métropolitain. Car les Marseillais-es n’ont pas attendu les donneurs de leçons pour s’ouvrir aux mondes et civilisations qu’ils incarnent déjà dans l’archi-texture de leurs imaginaires collectifs. MP2013 nous a sortis de la paupérisation culturelle. Du Nord au Sud, nos jeunesses et territoires ont contribué aux éclats d’une grande capitale culturelle. Aujourd’hui, nous entendons valoriser le patrimoine et les programmatiques culturelles que nos concitoyens se sont massivement appropriés : Vieux-Port, Fort Saint-Jean, Mucem..?

Urgence écologique et solidaire
Dans la même perspective, Marseille ne peut rester aux marges de l’urgence écologique. Tristement connue pour être la ville plus polluée et la plus embouteillée de l’hexagone, ses eaux de baignade sont classées à haut risque. Notre métropole doit s’inscrire dans la transition énergétique dont les axes de réhabilitation du logement recouvrent des gisements d’emplois. De même, nos technopoles désespèrent d’une politique à hauteur de leurs besoins de développement...L’avenir passe par les circuits de l’économie circulaire, solidaire et sociale. Mais sans le rassemblement de toutes les forces citoyennes, progressistes et démocrates, le rendez-vous de l’alternance sera manqué. Pour que notre ville retrouve l’ambition de ses moyens, nous voulons porter une parole marseillaise authentique et écologiste, identifiée et identifiable, coopérative et consensuelle. De l’agir local métropolitain au penser global euro-méditerranéen et planétaire, les écologistes demeureront une force motrice et une énergie renouvelable pour forger une alternative crédible aux démissions collectives et  tentations sécuritaires qui nourrissent les votes extrêmes. Dans le même esprit respectueux des démarches de terrain porteuses de cette citoyenneté « de base » si bien exprimée dans nos secteurs, nous resterons à l’écoute des multiples initiatives locales qui émergent du Nord au Sud de notre ville.

Du Conseil régional à la Métropole marseillaise, notre expérience des responsabilités nous encourage à la rigueur éthique dans l’action politique loin du fatalisme budgétaire et autres montages labyrinthiques.
   

      Aïcha Sif  
Conseillère régionale Paca
Présidente de la Commission Culture et Patrimoine                                                                                     

Pierre Sémériva
Vice-Président de MPM
En charge du développement durable

   

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