J-2: Mediapart s'enflamme à Pékin

Lei Yang a 29 ans. Elle vit en France depuis cinq ans mais est retournée à Pékin, chez ses parents, pour les vacances. C'est son regard des Jeux que je vous proposerai ici régulièrement sur Mediapart, en multimédia. Ce matin, Lei s'est levée tôt pour assister, le Canon en bandoulière, au passage de la flamme olympique en bas de chez elle. L'a-t-elle vraiment vue?

Lei Yang a 29 ans. Elle vit en France depuis cinq ans mais est retournée à Pékin, chez ses parents, pour les vacances. C'est son regard des Jeux que je vous proposerai ici régulièrement sur Mediapart, en multimédia. Ce matin, Lei s'est levée tôt pour assister, le Canon en bandoulière, au passage de la flamme olympique en bas de chez elle. L'a-t-elle vraiment vue?

Et bien non. A 9h26, la flamme était cachée dans un camion jaune et blanc, entre trois bus de policiers et un tracteur coca-cola. Ce que l'on voit dans les médias chinois et occidentaux ce sont les passages relais euphoriques à l'intérieur de parcs ou le long des monuments principaux comme la Cité Interdite... avec Yao Ming, le célèbre basketteur chinois et neuxième porteur. Ainsi pendant trois jours, les coureurs parmi lesquels le seul français Eric LeGros directeur exécutif de Carrefour China, se relaient tous les vingt mètres, dans des parcs verdoyants situés à chaque arrondissement de la capitale, en centre-ville ou en banlieue. Mais tout le monde n'y a pas accès. L'immense majorité des Pékinois assiste plutôt (voir le diaporama de Lei ci-dessus) à un transfert de flamme toutes sirènes hurlantes, quand les caravanes, les sponsors, les pom-pom girls, les caméramen, les autobus de coureurs ou de policiers vont d'un parc à un autre. Lei vit à côté du WukeSong stadium, le stade de basketball olympique à Shi Jing Shan district, un quartier d'habitation particulièrement dense dont les bâtiments en arcs de cercle ont été construits il y a dix ans à peine.

 

 

Et pendant ce temps, au bord du 5e périphérique, de jeunes touristes britanniques et américains accrochaient en haut d'un lampadaire une banderole "free tibet" et laissaient TF1 gonfler l'affaire: "Des étudiants défient le pouvoir". Blessé in extremis, le champion français de Taekwondo Pascal Gentil vient de jeter l'éponge.

 

D'autres images du passage de la flamme sur Sina.com, le Yahoo chinois:

http://roll.2008.sina.com.cn/photo_zt/5829/index.shtml

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