Billet de blog 1 févr. 2013

Nouveau séisme dans le monde des déchets nucléaires : abandon du BURE britannique

Gaiga Kaunta
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Communiqué du CEDRA (collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs )

  La nouvelle est tombée hier soir tard, à travers un article du Guardian.

Les élus du Conseil de la région de CUMBRIA (nord-ouest) viennent de voter ce mercredi l’abandon du projet d’enfouissement qui courait là depuis des années. Promesses (sûreté du projet), emplois, manne financière, rien n’y a fait. Etudes indépendantes et détermination auront eu raison d’un processus qui, partout dans le monde, suscite des craintes massives.

 La « moins pire des solutions », l’enfouissement des poisons nucléaires ? Si c’était la solution, sûre et garantie comme le clament ceux qui nous ont engagés dans cette nasse technologique, pourquoi des études qui n’en finissent pas, sur des années et des années, à des coûts faramineux (1,2 milliard d’euros à ce jour rien que pour le Bure français !) ?

 Le site de Cumbria abandonné à cause d’une géologie défaillante ? Pourtant, à l’occasion d’une récente grand messe internationale, à Toronto, Bruce McKirdy représentant du Royaume-Uni vantait le site.

Géologie : et à BURE ? Voilà un cas bien curieux. Alors que l’Etat cherchait un site d’enfouissement au début des années 80, il s’était tourné vers des spécialistes géologues (BRGM) pour qu’ils sélectionnent le meilleur secteur/sous-sol possible. Résultat ? à des centaines de km de Bure ! En 1987, après rébellion dans le premier site ciblé, bien embêtes les géologues se rabattent sur quatre départements…. géographiquement fort éloignés de Bure. Nouvelles jacqueries, nouvel abandon. Et voilà comment, fin 1993, Meuse et Haute-Marne (Bure) se retrouvent avec soi-disant le sous-sol idéal.

 Sans qu’elle ait pu avoir un quelconque avis à donner, voilà la société, au niveau mondial, embarquée dans l’aventure nucléaire qui, des dizaines d’années après son lancement et malgré des promesses répétées, ne sait toujours pas quoi faire de sérieux de ses empoisonnants déchets. La politique du court terme - je m’en débarrasse en les enfouissant - s’avère la moins éthique, et la plus toxique. Yucca Mountain, Asse, Stocamine : on n’a pas encore compris ?

STOP à la fuite en avant > une solution, une vraie !

Lundi 4 Février

 Présidence et gouvernement du CHANGEMENT

Ministre qui méprise populations et associations

(aucun écho à demandes d’entrevue)

Médias considérés comme des valets

(déjeuner avec les élus… partie pas ouverte à la presse)
(Comité de Haut Niveau… à huis-clos)

Rendez-vous 15H30
devant les grilles
de l’ESPACE TECHNOLOGIQUE de l’ANDRA
Chemin des trois finages - BURE/SAUDRON
tout là-haut sur la colline...

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