Billet de blog 4 octobre 2012

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Un rapport pointe des défaillances dans les 58 réacteurs nucléaires français

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Des centaines de problèmes ont été trouvé dans les centrales nucléaires européennes. Les réparations devrait coûter aux contribuables européens 25 milliards d'euros. C'est ce que vient de révéler un rapport préliminaire.

Ce rapport, commandé après la catastrophe nucléaire de Fukushima, visait à déterminer comment les centrales nucléaires européennes réagiraient en cas d'extrême urgence.

Le rapport final qui sera publié aujourd'hui affirme que l'ensemble des 143 centrales nucléaires européennes nécessitent des améliorations.

Les associations antinucléaires trouvent que les alertes émises par le rapport ne vont pas assez loin.

Pour sa part, l'organisme de réglementation chargé de la sûreté des installations nucléaires a exhorté la Commission de ne pas faire usage d'un langage qui mette en branle la confiance de l'opinion publique en matière de sûreté nucléaire.

Des Défaillances en cascade dans les centrales nucléaires françaises

Le rapport (les termes du rapport pourraient changer avant que la version finale ne soit publiée aujourd'hui) pointe qu'en Europe 47 centrales nucléaires équipées de 111 réacteurs sont situées dans des zones de plus de 100,000 habitants dans un rayon de 30 kilomètres.

"Les résultats des stress tests montrent que pratiquement toutes les centrales nucléaires européennes ont besoin d'améliorations en matière de sûreté" révèle le rapport préliminaire. "Des centaines de mesures en matière d'améliorations techniques ont déjà été identifiées."

"Faisant suite aux accidents nucléaires survenus à Three Miles Island et à Tchernobyl, des mesures urgentes censées protéger les centrales nucléaires avaient été acceptées. Les stress tests démontrent avec force qu'à l'heure actuelle, des dizaines d'années plus tard, que la mise en place de ces mesures de sûreté n'a toujours pas été effectuée par certains pays européens"… dont tout particulièrement la France.

Quatre réacteurs nucléaires, dans deux pays européens non cités, disposeraient de moins d'une heure pour rétablir les fonctions de sûreté en cas de perte du système électrique, rajoute le rapport.

En France, principal producteur européen d'énergie nucléaire qui compte 58 réacteurs nucléaires qui produisent 80 % de son électricité, des défaillances spécifiques ont été trouvées dans les 58 réacteurs.

Début septembre, une explosion de vapeur a brulé deux personnes à la centrale nucléaire de Fessenheim - une des plus anciennes centrales du pays.

Fessenheim, a démarée son activité en 1977 et utilise l'eau du Rhin pour refroidir ses réacteurs, mais les activistes affirment que la centrale est vulnérable à l'activité sysmique et aux inondations, précise le rapport.

Demande de fermeture

Alors que les stress tests ont révélé des défaillances dans de nombreux réacteurs nucléaires européens, les militants antinucléaires insistent sur le fait qu'ils n'ont pas réussi à communiquer sur les dangers encourus dans des domaines cruciaux tels que les technologie vieillissantes, les attaques terroristes, ou les erreurs humaines.

"Si cet exercice était mené sérieusement, la Commission aurait recommandé la fermeture des réacteur vieillissants où dont la sûreté n'est plus assurée", affirme Rebecca Harms, co-présidente de the Greens/European Free Alliance au Parlement Européen.

"Au stricte minimum, la commission devrait faire pression afin que les déficiences identifiées dans le rapport soient rectifiées."

Comme en juin,  l'ensemble des 143 réacteurs nucléaires de l'Union Européenne devraient être réevalués en prenant en compte les deux critères que sont les dangers naturels et humains.

Certains gouvernements ont réévalué leur stratégie sur l'énergie nucléaire à la suite de la catastrophe de Fukushima, avec la décision de l'Allemagne d'abandonner l'énergie nucléaire d'ici à 2022.

D'autres comme la France, ont continué à favorisé l'investissement dans l'énergie nucléaire depuis la catastrophe.

Source : http://www.bbc.co.uk/news/world-europe-19804817

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