...C'est en France...c'est à Gramat....

Plus je fouille, plus je découvre et plus le découragement me gagne... l'étendue du désastre me plonge dans un état de sidération qu'il m'est parfois difficile à surmonter...

 

« Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre,
ne veut pas voir, ne veut pas parler et ne veut pas agir
»

 

mais il faut dire, il faut faire savoir....

 

...aujourd'hui, des documents sur l'utilisation de l'uranium appauvri pour faire des armes, des armes de destruction massive... c'est en France, c'est à Gramat (Lot)...

 

"Sous la direction de la Délégation générale de l'Armement, le Centre d'études de Gramat teste, invente et expérimente depuis plus de quarante ans les armes de demain. Installées sur le causse en plein Parc Naturel Régional, dans un enclos de 280 hectares, plus de trois cents personnes travaillent inlassablement sur des projets marqués par le sceau du secret.
Détonique, pyrotechnique, impulsion électro-magnétique, souffle nucléaire sont autant de domaines étudies au CEG et qui animent les fantasmes les plus fous chez les voisins gramatois.
L' expérimentation d'armes à uranium appauvri, très médiatisées dernièrement, nourrit les inquiétudes plus légitimes dans la population locale et chez les salariés eux mêmes.

Les armes à uranium appauvri sont officiellement expérimentées au Centre d'études de Gramat depuis novembre 1987, date de la mise en service du STU (Site de tir à uranium) construit au fond du gouffre de Bèdes. II s'agit d'une énorme demi-bulle métallique blanche de 17 mètres de diamètre, de 30 mm d'épaisseur, complètement hermétique. Ce réceptacle est capable de contenir les explosions d'obus projetés depuis l'extérieur a plus de 2 000 m/ s sur toutes sortes de blindages. Depuis la création de ce lieu d'expérimentation, les ingénieurs du CEG y ont effectué 720 tirs avec ce type d 'arme. Ceci pour le compte de l'armée française mais aussi sur commandes d'autres pays comme la Grande-Bretagne notamment"

[...]

 

Qu'est-ce que I'uranium appauvri ? Quels sont les dangers ?


L 'uranium naturel a besoin d'être enrichi pour être utilisé comme combustible dans les centrales nucléaires. Après extraction, le minerai est envoyé en usine d'enrichissement qui produit à la sortie le combustible recherché ainsi que de I'uranium appauvri. Chaque année la France produit 16 540 tonnes de ce dernier . Produit en abondance, ce matériau possède quelques qualités qui intéressent les professionnels de l'armement. Il est très lourd, dense et peu onéreux. Projetés à très forte vitesse, les obus, munis d'une flèche en uranium appauvri, percent tous types de blindages de chars. En se pulvérisant contre sa cible, ce métal provoque un nuage de particules présentant une forte toxicité. Selon la Criirad ces oxydes d'uranium, une fois inhalés, viennent se placer dans les organes tels que les poumons, les reins et les os.
Les risques associés sont donc des cancers (et leucémies). « Par inhalation, la dose annuelle à ne pas dépasser est de I'ordre de 200 à 300 becquerels pour un adulte. Prenez une munition à uranium appauvri qui pèse 1 kilo dont 30% ont été vaporisés en fines particules (300 grammes). Cela représente 1 à 2 millions de becquerels ! » livre Corinne Castanier , présidente de la Criirad [...]

 

Extraits dans leur contexte : Article repris de la revue "Dire-Lot" N° 87, Mars Avril 2001 - cliquer ici

 

article lui-même trouvé dans le dossier que vous trouverez en cliquant ici.

 

 

* GROUPE "SORTIR DU NUCLÉAIRE" LOT

 

Le groupe "Sortir du Nucléaire Lot" s’est constitué en avril 2004 pour :
- fédérer les individus et les associations qui veulent sortir du nucléaire
- informer la population lotoise des dangers de la filière nucléaire aussi bien civile que militaire
- favoriser les énergies renouvelables respectueuses de l’environnement et les moyens de maîtriser sa demande en énergie et en électricité.
Le groupe SDN Lot est adhérent du Réseau national "Sortir du Nucléaire"
fédération près de 860 associations engagées pour la sortie du nucléaire.

 

LE LOT - UNE SURPRISE À CHAQUE PAS

Si le Lot ne comporte pas de centrales nucléaires, le nucléaire n’en est pas moins présent sur le territoire, d’abord par notre (sur-)consommation électrique mais à travers trois problèmes principaux pour lesquels nous avons engagé une reflexion sur laquelle est basée notre action :
- La Maîtrise de la Demande d’Electricité (MDE) qui vise à réduire notre consommation électrique pour pallier au retrait du projet de ligne très haute tension (THT) abandonnée suite à la lutte d’associations du département. Un "point zéro" doit définir quels sont les besoins réels du territoire où des économies peuvent être faites et comment mettre en place des solutions alternatives.
- Le Centre d'Études Atomiques de Gramat qui travaille sur l’armement nucléaire français (mais aussi sur les armes électromagnétiques…). Des essais de tirs à l’uranium appauvri y ont été effectués. Le CEA/Gramat joue un rôle pour mettre au point des armes de destruction massive et dans l’implication de la France pour procéder à des génocides à retardement qui rayent des régions entières de la planète. Il convient aussi de rappeler que le nucléaire civil est une émanation historique du nucléaire militaire (puisqu’il devait produire le plutonium nécessaire à la bombe atomique).
- Les projets de centres d’enfouissement des déchets radioactifs à Latronquière-Glénat en 2000 (à cheval sur le Cantal et en frontière des régions Auvergne et Midi-Pyrénées) - région qui a déjà été touchée par l'implantation de mines d'uranium -, puis sur la région Quercy-Rouergue en 2008. La gestion des déchets radioactifs est l’un des principaux problèmes que pose l’industrie nucléaire, et le Lot n’est pas à l’abri d’un Centre d’enfouissement.

Le Lot n’est pas "hors" problème nucléaire, et si un accident majeur devait se produire à la centrale de Golfech, ou si une attaque militaire ou terroriste visait le CEA/Gramat, le département serait atteint avec pour conséquence une partie du territoire contaminée et la population évacuée.

 

* * *

 

"C'est un trou de verdure où chante une rivière..."

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.