Par l'Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org     /  Communiqué du mercredi 10 septembre 2014COMPAREZ : AVANT - APRÈS

- Nouveau succès de l'Observatoire du nucléaire contre la tromperie que constitue la voiture électrique… et nucléaire
 
- La plainte pénale est maintenue car l'infraction (publicité mensongère) est constituée et le débat public doit d'urgence être mené
 
- La "Loi de transition énergétique" s'apprête en effet à offrir indûment des dizaines de milliards aux industriels de la voiture électrique
 
Le 1er juillet dernier, l'Observatoire du nucléaire déposait auprès du parquet de Bordeaux une plainte pénale (cf http://www.romandie.com/news/493186.rom ) pour publicité mensongère contre la société Bluecub de location de voitures électriques.
 
En effet, malgré des décisions claires obtenues auprès du Jury de déontologie publicitaire (cf http://bit.ly/XO9wcZ ) concernant la voiture Bluecar et les sociétés Bluecub, Bluely (Lyon) et Autolib (Paris), toutes détenues par la société Bolloré, les publicités de Bluecub continuaient à parler d'un service "écologique".
 
Suite à la plainte pénale déposée par l'Observatoire du nucléaire, la société Bluecub vient finalement - en toute discrétion - de rectifier le tir. On peut ainsi constater sur le site web concerné que la Bluecub est présentée comme "SIMPLE, PRATIQUE, ECONOMIQUE" mais plus comme "ECOLOGIQUE", ce terme ayant été remplacé par "L'autopartage".
Cf : https://www.bluecub.eu/fr/decouvrir-bluecub/avantages-bluecub  
 
L'Observatoire du nucléaire maintient néanmoins sa plainte car l'infraction est constituée, car les publicités de Bluecar continuent à parler d'une "vraie démarche de développement durable", ce qui est absurde, et parce que le débat sur la voiture électrique doit d'urgence être mené en France.
 
En effet, par le biais de la loi dite "de transition énergétique", le gouvernement s'apprête à offrir des dizaines de milliards aux industriels de l'automobile électrique (cf http://www.reporterre.net/spip.php?article6214 ) et aux ménages aisés - qui sont les (rares) acheteurs de ce genre de véhicule - mais aussi à doper la consommation nationale d'électricité dans l'espoir de soutenir l'industrie nucléaire, en déclin rapide.

Pour mémoire, une grande étude de l'Ademe montre que la voiture électrique n'est pas plus vertueuse que la voiture thermiquemême concernant les émissions de CO2 (cf http://bit.ly/WELjVz ). Et comme en outre la voiture électrique française est avant tout une voiture rechargée au nucléaire, elle est aussi responsable des tares bien connues de l'atome : contamination et pillage du Niger par les mines d'uranium, rejets radioactifs autour des centrales, production de déchets nucléaires, etc.
 
Il faut donc s'opposer d'urgence à ce que des dizaines de milliards d'argent public soient gaspillés dans les programmes d'installation à tout va de bornes de rechargement et d'achats de voiture électriques.
 
Les Collectivités territoriales doivent en particulier refuser de se laisser abuser comme c'est hélas le cas en Gironde où le Syndicat départemental d'énergie électrique de la Gironde (Sdeeg), dirigé par un cadre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) tente d'imposer l'installation de nombreuses bornes de rechargement pour voitures électriques (cf http://observ.nucleaire.free.fr/bornes-voitelec-racket.htm ).

NOTE :

L'Observatoire du nucléaire ne fait aucunement la promotion de la voiture thermique (diesel ou essence) dont les pollutions sont elles aussi évidentes mais, justement, personne ne se hasarderait à dépenser de l'argent public pour offrir des bonus prétendument "écologiques" aux propriétaires de voitures essence ou diesel, leur permettre de se garer gratuitement sur des places réservées, de recharger leur réservoir aux frais de la collectivité, etc : alors pourquoi le faire pour les voitures nucléaires ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.