Char funèbre dans la ville éclairée

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Bordeaux, 25 avril 2015. Afin de commémorer le triste anniversaire de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 et de mettre en garde la population et ceux qui sont en charge de sa protection contre les conséquences désastreuses d'un possible accident nucléaire futur à la centrale du Blayais, un cortège funèbre symboliquement chargé de déchets nucléaires a suivi le chemin des morts dans la ville de Bordeaux. Alliance des générations passées et des générations futures, c'est sur une vieille charrette paysanne que les fûts ont été emportés. Emmené par Stéphane Lhomme, ancien porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire", président de l'association "Tchernoblaye" - qui demande la fermeture sans délai de la centrale située à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Bordeaux et qui a frôlé l'accident majeur lors des grandes marées de décembre 1999 -, et directeur de l'"Observatoire du nucléaire" dont le rôle civique essentiel est l'information des populations, le cortège funèbre a rappelé la mort des liquidateurs de Tchernobyl, les mettant en parallèle avec les morts des futurs accidents nucléaires. Bordeaux, la ville éclairée de Montaigne et de Montesquieu, doit ses actuelles lumières à la centrale de Blaye; sortir de cet aveuglement contemporain, tel est l'impératif vital qui a été porté par les militants de Tchernoblaye et de Greenpeace. Photoreportage pour voir le danger invisible.

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