Soutien à Lhomme de l'Observatoire du nucléaire: AREVA ne fera la loi

 Communiqué du 30 janvier 2013 : AREVA ne fera la loi ni en Bretagne, ni en France, ni au Niger ni ailleurs ! A l'appel de la Fédération Anti-nucléaire Bretagne, Rassemblements, bâillonnés - Vendredi 1er février 2013, 18h - devant la préfecture du Finistère à Quimper.

 Communiqué du 30 janvier 2013 : AREVA ne fera la loi ni en Bretagne, ni en France, ni au Niger ni ailleurs !

A l'appel de la Fédération Anti-nucléaire Bretagne, Rassemblements, bâillonnés - Vendredi 1er février 2013, 18h - devant la préfecture du Finistère à Quimper.

-proteste sur cette volonté dAREVA détouffer lObservatoire du nucléaire dont le travail de journaliste sur la question du nucléaire est  trop dérangeante pour AREVA

-dénonce cette guerre au Mali qui a pour but inavoué de protéger lapprovisionnement en uranium de la France

-dénonce dans cette guerre l’utilisation de munitions à  l’uranium appauvri qui pollue durablement les territoires, et expose la population à de graves conséquences cancérigènes et mutagènes.

Pour Sortir du nucléaire Cornouaille contact presse : 06 72 50 89 14 / 06 84 14 58 87

Chronologie de l'affaire :

Affaire AREVA et Observatoire du nucléaire

3 décembre 2012 : un communiqué de l’ARN (parti de l’Alliance pour la Réconciliation Nationale au Niger) alerte sur un versement  anormal dAREVA  au Niger de 35 millions deuros. Ce versement interviendra avant et pendant la campagne électorale du président du Niger, Mr Issoufou (ancien directeur dune filiale dAREVA) pour 2015   

11 décembre 2012 : communiqué de lObservatoire du nucléaire « nucléaire/corruption : Areva offre un avion au président du Niger » + courrier à Pascal Canfin, ministre du développement

19 décembre 2012 : AREVA menace l’Observatoire du nucléaire de poursuites pour diffamation

20 décembre 2012 : l’Observatoire du nucléaire assigné par AREVA le 1er février 2013 à Paris

7 janvier 2013 : Avion « offert » par AREVA au Président du Niger, le gouvernement français doit dire la vérité : l’Observatoire écrit à lElysée (François Hollande) et Matignon (Jean-Marc Ayrault)

14 janvier 2013 : « AREVA ne fera la loi ni en Bretagne, ni en France, ni au Niger et ni ailleurs » communiqué de la Fédération anti-nucléaire Bretagne qui appelle au rassemblement devant les préfectures et sous-préfectures le vendredi 1er février à 18h, jour de lassignation de l’Observatoire du nucléaire.

15 janvier 2013 :

-publication des « notes de meeting » confidentielles de la rencontre du 9 novembre à Paris entre AREVA et le Niger sur le site de l'Observatoire du nucléaire : http://observ.nucleaire.free.fr/

Extrait « AREVA sengage à soutenir financièrement lEtat du Niger en mettant à disposition la somme de 35 millions. Il est entendu que cet effort est exceptionnel.. »

-tribune sur RUE 89 de lObservatoire du nucléaire / Guerre au Mali : sécuriser notre approvisionnement en uranium.

21 janvier 2013 : question de Stéphane Lhomme à Pascal Canfin, invité de France Info sur le versement d’AREVA. Pascal Canfin tente de justifier le versement en l’assimilant  à des relations commerciales entre AREVA et le Niger et assène que l’intervention de la France au Mali n’est pas motivée par un intérêt économique (nota : il y a un projet d’ouverture de mine duranium à Faléa au Mali !

24 janvier 2013 : communiqué de lObservatoire du nucléaire

« larmée française pour protéger les mines duranium dAreva au Niger : colonialisme nucléaire et dépendance énergétique »

Rappel / communiqué de la Fédération anti-nucléaire Bretagne du 14 janvier 2013

En Bretagne, en juillet 2008, Sortir du nucléaire Cornouaille avec l’appui scientifique de la CRIIRAD, pointait des pollutions radioactives inadmissibles dues à lexploitation de luranium dans plus de 20 sites miniers d’AREVA. Des chemins de randonnée présentaient un niveau radioactif 20 fois plus élevé que le niveau naturel. 4 ans plus tard, le pollueur AREVA na pas entrepris une seule action de décontamination ou de radioprotection vis-à-vis de la population malgré la relance constante de l’association Rozglas (Morbihan).

En France, la situation intolérable des 200 anciennes mines a fait se regrouper cet été, les associations locales concernées ainsi que lassociation AGHIR IN MAN du Niger en un Collectif Mines Uranium afin quAREVA ne fasse la loi ni en France ni au Niger ni ailleurs.

Et pourtant c’est bien ce que compte faire AREVA en assignant en justice l’Observatoire du nucléaire, le 1er février au TGI de Paris. Dans un communiqué du 11 décembre 2012, lObservatoire du nucléaire* dénonçait le « curieux don » de lindustriel français AREVA avec le versement de 26 millions deuros dont la majeure partie affectée à lachat dun avion au président nigérien. Le 7 janvier 2013, lObservatoire du nucléaire a interpellé à travers des lettres ouvertes, le président de la République française, François Hollande, le premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre chargé du développement Pascal Canfin.

A ce jour, aucune explication n’a été donnée sur les agissements d’AREVA. A cela s’ajoutent le fonctionnement opaque et stérile des Observatoires de santé au Niger et au Gabon, la violation de la réglementation pour le gisement d’Imouraren au Niger, l’affaire surpayée URAMIN visant à faire acheter des EPR par l’Afrique du Sud, des pratiques douteuses pour acheter la complicité de villageois de PINEHOUSE situé dans les grandes mines d’uranium au nord de la province de Saskatchewan au Canada. Et cette liste n’est qu’un petit aperçu des faits récents.

Aussi la Fédération anti-nucléaire Bretagne demande que cesse limpunité dAREVA. L’extraction scandaleuse de l’uranium qui ne laisse qu’un héritage empoisonné aux générations actuelles et futures, doit aussi cesser. Elle salue laction courageuse de lObservatoire du nucléaire et lui apporte son entier soutien.

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne appelle tous les citoyens épris de transparence et de démocratie à exprimer leur solidarité en se rassemblant, bâillonnés, devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le Vendredi 1er Février, 18h, jour lassignation à comparaître de l« Observatoire du nucléaire ».

 *consulter http://www.observatoire-du-nucleaire.org

L'Observatoire du nucléaire craint pour sa survie avec le procès Areva

AFP - 29 janvier 2013 - 21h19 - Bordeaux - Stéphane Lhomme, directeur de l'Observatoire du nucléaire, a indiqué mardi craindre pour la survie de cet organe écologiste, à quelques jours du procès en diffamation que lui intente le groupe nucléaire Areva vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Faisant le compte des condamnations demandées par Areva -- insertions dans la presse, dommages et intérêts --, et des frais d'avocats, M. Lhomme a craint une dépense à hauteur de quelque 30.000 euros, estimant que ce serait alors la clé sous la porte pour l'Observatoire, qui se veut un organisme indépendant de surveillance de l'industrie nucléaire.

C'est évidemment l'objectif d'Areva qui ne supporte pas d'être critiquée sur ses activités, a-t-il estimé auprès de l'AFP.

L'Observatoire du nucléaire avait en effet appelé corruption, en décembre dernier, un versement de 26 millions d'euros qu'Areva aurait fait au gouvernement nigérien en dédommagement d'un retard des travaux que l'entreprise devait entreprendre pour ouvrir une nouvelle mine d'uranium à Imouraren, au centre du Niger.

M. Lhomme a remarqué que, selon certaines sources, l'argent aurait été versé concomitamment à l'acquisition d'un avion par la présidence nigérienne, et estimé que, s'il s'agissait d'un véritable dédommagement, alors c'est en centaines de millions d'euros qu'il faudrait compter.

Ici, ce n'est pas l'État souverain du Niger qui taxe la multinationale, mais Areva qui, comme un généreux donateur, donne une somme dont elle choisit le montant, a-t-il affirmé, y voyant la continuation de la politique de Françafrique dans la région.

Areva s'était dite en décembre victime d'une grave atteinte à l'image, la réputation et l'honneur, constituée sur la foi de propos calomnieux et mensongers, après la dénonciation de l'Observatoire du nucléaire.

M. Lhomme, candidat malheureux à la primaire des écologistes pour la présidence de la République, a dénoncé aussi dans cette affaire l'attitude du ministre EELV du développement, Pascal Canfin, qui défend le fait qu'on n'a pas à s'immiscer dans les échanges entre deux partenaires.

J'ai eu le soutien du NPA et du Parti de Gauche, mais absolument pas d'EELV dans cette affaire, a-t-il regretté, estimant qu'il aurait vendredi en face de lui au tribunal Areva soutenue par le gouvernement PS-EELV.

Il a cependant rendu hommage au maire EELV de Bègles (Gironde) Noël Mamère pour rester très virulent sur le nucléaire et la politique française en Afrique.

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Sortir du nucléaire Cornouaille : http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/

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