survivre

Ce que nnous savons de la vie, c'est qu'il s'agut d'une part infimede notre planète (sans doute moins d'un milliardième de milliardième de la masse totale). Part infime, mauis très particulière, qui obéit aux lois physico-chimiques générales, mais leur superpose ses propres lois.

Car la vie, c'est de la matière très particulière, très complexe structuralement , et qui manifeste une activité physico-chimiqué "propre" : la vie puise de l'énergie dans son environnement, et utilise cette énergie pour maintenir, développer, reproduire, inventer ses propres formes . On la dit "autotéléaonomique" (n'ayant d'autre but qu'elle-même). Lorsque, locaalement, cette activité cesse, on dit que cette partie, qui revient aux pures et simples lois générales, "meurt". La vie est "néguentropique", impose, là où elle existe, des formes et des activités très peu probables à sa matière, l'ordonne, en augmentant le désordre de son environnement (son degré d'entropie). La vie cherche à se maintenir, se développer, se reproduire, s'inventer, en permanence.

L'eactivité vitale consiste en déséquilibres variés, "rattrapés", "compensés", "réinventés" .Chazque forme de vie est un défi à l'environnement . La part "inventive" de ce défi est appelée "évolution". C'est ainsi que des "espèces" appazraissent , que d'autres disparaissent. Et toutes les espèces doivent se partager les ressources de la croûte terrestre, leur habitat.Ce partage, fait de coopérations et d'affrontements , est étudié par l'écologie (lire, p.ex., J.M.Pelt, chez Fayard).

Notre espèce est très particulière. Zoologie et anthropologie la disent primate , faber, socius, loquens,sapiens. Ces caractères lui ont permis d'occuper toute la planète (et même de se hasarder quelque peu à l'extérieur proche). Ils en ont fait un omni-prédateur, auquel aucune autre espèce "supérieure" ne résiste ; mais qui peut être localement et partiellement mis en déroute par des formes de vie bien moins complexes (virus, bactéries, et leurs "vecteurs"). Nos caractères propres ont abouti à faire de nous "ceux qui inventent et développent indéfiniment des savoir-faire et des savoirs"..

Mais nous procédons comme tous les vivants, par coopérations et affrontements, non seulement vis - à-vis de notre environnement et des autres espèces, mais à l'intérieur de notre espèce ,; et même  un individu humain est son propre coopérateur et adversaire. Le moteur autotéléonomique de la vie est notre moteur ;mais dévié, ou même contredit par notre hyper-complexité ; et cela, nous le savons.

Nous le savons tous, vaguement ou clairement, de façon consciente ou subconsciente. Et il nous faut, pour que notre espèce continue tant que ses conditions cosmologiques seront supportables. Notre espèce est la seule à pouvoir s'auto-détruire en le sachant. Serons-nous capables de nouys organiser pour ne pas devancer l'échéance ?

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