vie et savoir

La vie et le savoir sont parents.Tous deux "formalisent", introduisent de l'ordre , "construisent et instruisent", inventent ,utilisent ou appliquent des règlers, des lois .

La vie et le savoir sont les mouvements de l'histoire, l'anti-aléatoire. Par néguenttopie, la vie imposant ses formes et ses mouvements "ordonnés" à ses environnements moins "organisés" ; et le savoir découvrant, inventant, encodant, utilisant des lois et règles.

L'aléatoire, c'est le mouvement sans trajectoires, ni trajets. C'est l'uniformité sans forme, ou le désordre sans repère. La vie et le savoir "formalisent" l'aléatoire, lui imposent des "formes": constructions, fabrications, encodages, "créations". La biologie est un ensemble de savoirs, tirés de/appliqués à la vie. Et le savoir s'attaque à tout, donne des formes indéfiniment originales à tout aspect du monde et de lui-même.

Umberto Eco, dans "de l'arbre au labyrinthe" propose deux "représentations de notre connaissance" , deux formes de savoir et d'action organisée. Les arborescences , effluences et affluences, à la fois opposées et unies en "systèmes" de deux sortes opposées. L'arbre, qui fait affluer ,par son système racinaire, l'eau et les éléments "constructeurs" ;et, par son système aétien, l'énergie solaire qui permet ces deux "formalitations arborscentes" opposées, le tout constituant un "individu". Et le bassin hydrographique, qui fait affluer l'eau , au gré de la topographie, vers des "bassins", d'où l'énergie solaire l'en extraira par "changement de phase", vaporisation qui, à son tour, par retour à la phase liquide, alimentera les bassins. Vincent Fleury a donné, sur Mediapart, de l'élaboration du système circulatoire sanguin, des images d'arborescence double, "refermée" sur elle-même, magnifiques. L'arbre est l'une des "formes" des trajets, des liens, qui s'imposent dans la vie et le savoir.

Le labyrinthe est une autre de ces formes. Il est construction et trajets possibles dans cette construction , pour l'explorer ou en sortir. A la différence de l'arborisation, il comporte des "boucles", que la topologie nommera "cycles", s'ils sont fermés, ou "puits ou sources", s'ils émettent ou absorbent. L'arbre et le labyrinthe sont topologie de trajets possibles.

Mais il existe d'autrs formes d'acton vitale et/ou de savoir. Par exemple, les "sculptures/modelages", qui vont créer des formes par soustraction de parts "inutiles", ou par ajout de matértiaux "structurants". Ici, l'attention se porte, , non sur la circulation de fluides ou d'énergie , mais sur des transformations de solides  (qui étaient présentes , et dans le réseau hydiographique, et dans le labyrinbthe...mais l'attention était alors portée sur les trajets ). Autre famille de formes de savoir : le montage/démontage. Assembler des "pièces" fabriquées dans le but d'assembler un objet composite, mais présentant une unité. Ou, au contraire, "fragmenter" une unité composite, pour en identifier les "pièces  constitutives". Ce que, dans le domaine des savoirs, on nomme "synthèse" et "analyse". portées par un "projet" Ces procédés d'action vitale et de pensée sont une autre "formalisation".

Et puis, on peut porter la pensée sur "l'histoire", sur les mouvements et transformations dans des "processus"temporels. Ce que V.Fleury étudie losqu'il décrit le développement foetal. Ce sont les "règles" ou "lois" des mouvements ou transformations qui retiennent alors l'attention.

Derrière tout cela, le temps et l'espace...des catégories de base de la pensée. Celles-ci trouvent leur origine dans les activités vitales de mémorisation, de formalisations, de trajets organisés, et de "projet".(apparition/disparition "programmées" de formes).

Ces parentés entre vie et savoir n'ont rien pour surprendre, dès lors qu'on y réfléchit...

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