athéisme, agnosticisme, religions

Nous sommes gourmands d'unité et de perduration.

Nous sommes rassurés de penser que notre Univers est un, unique,cohérent...et inchangé. Il est facile de deviner pourquoi. A la différence des autres vivants, ce qui ne nous est , ni"bon", ni ""mauvais" pzeut mobiliser notre attention.L'instinct mobilise avec sûreté pour prendre "ce qui est bon", rejeter "ce qui est mauvais".Quand l'instinct a tort, c'est souvent mortel. Mais nous, nous avons aussi la pensée, l'imagination, la créativité.Tout cela, soutenu et produit par la conscience et les langages..

Tout ce que nous avons appris (ou presque) va dans ce sens d'un Univers connaissable , parce que durable sans changement, "logique", explorable., parce qu nous ne cherchons que cela... Nous apprenons en agissant ;nos actions de faber nous ont donné une emprise de plus en plus grande sur notre monde. Et notre "évolution culturelle" nous a montré qu' instinct et apprentissages pouvaient être trompeurs ; et nous, capables de nous en apercevoir., sans en payer le prix de notre vie, d'individus ou d'espèce...jusqu'à présent.

Alors, bien sûr, nous sommes à la recherche de prévisible, de mesurable, d'explicable.Et nous avons une imagination qui peut inventer, créer, supposer, indéfiniment. Cela, combiné à notre "autotéléonomie" (actions  "au service de la vie"), nous pousse à imaginer des survies sans limites. Mais, en même temps, nous savons bien être mortels, et comme individus, et comme espèce.

Le survie tant désirée ne peut provenir de notre Univers. Alors, nous inventons un ou des "méta-vivants" (fotces, ou dieux, au-dessus des lois de l'Univers, ou appartenant à un méta-Univers, non visible par nous). Et nous croyons pouvoir être secourus par ces méta-entités ; accéder à ces méta-Univers..

Mais, si nous sommes des bribes d'un "dispositif" imaginé ou fabriqué par un ou des méta-entités, nous n'avons aucun pouvoir "remontant" sur eux . Des religions anciennes ont imaginé un tel pouvoir, de conciliation ou d'obligation d'action en notre faveur, de "méta" ; seules ,des superstitions croient encore en ce pouvoir "remontant" (y compris au sein des religions les plus évoluées).

Et, quand on y pense, un "emboîtement "d'Univers en étages, ou en abyme (des univers-matriochkas...) rendrait chacun de ces univers impénétrable aux autres, sous peine de disparaître dans un Univers plus vaste qui les contiendrait tous. . Nous sommes contraints de rexconnaître  que l'hypothèse d'un au-delà, d'une ou plusieurs déités habitant cet au-delà, est sans conséquence sur notre situation, sur notre devenir. Voilà pourquoi les croyances ne sont que rassurantes pour notre affectivivté , compensatrices pour nos malheurs et nos fautes ; mais non opérantes dans notre monde...sauf en tant que "sentiments mobilisateurs". Ce n'est déjà pas si mal., mais cela peut aussi devenir criminel..si l'on  refuse de les examiner raisonnablement.

La raison n'est pas rassurante ; elle nous laisse seuls face à nos responsabilités ...Si l'on se veut raisonnable, il faut bien être athées...ou agnostiques, ruse de l'affectivité pour conserver un refuge. L'agnosticisme dit que l'au-delà est si différent de notre monde, si indépendant de lui, que nous ne pouvons, ni le connaître, ni même l'imaginer. Mais que,vivanrt et agissant dans notre monde, nous sommes responsables devant nous-mêrmes. Plus nous savons et réfléchissons, moins nous pouvons croire.Le besoin de croire n'en est pas diminué. Alors, les savants croyants laissent Dieu "à la porte de leur laboratoire." Position difficile....

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.