modération

Le Club est "particuipatif, au sens où tout abonné peut y participer  à l'écriture de chaque échange, de chaque débat, de chaque commentaire , insérer ses propres billets, ses propres articles. C'est-à-dire, intervenir sur, dans , ou à propos de tout ce qui lui donne envie d'écrire. Et s'attendre à ce que tout abonné puisse, déclenché par ce qu'il a écrit, écrive en retour ...

Cet espace d'écriture est si grand, si divers, que tout peut s'y présenter ;, et l'écriture permet tant de choses , comme le langage dont elle est la variante muette !

Si l'on institue l'interdiction de mots, de sujets, de manières d'écrire, on va se priver d'une part de contributions , appauvrir la veine d'écriture. On va devenir un club comme un autre, sur affinités seulement.Ce serait dommage.

 La "modération", à mon sens, existe doublement par la nature même du Club. En amont, et en aval. L'amont, c'est l' acte d'écriture : on n'écrit pas aussi vite que l'on parle, on peut toujours s'interrompre pour réfléchir à ce que l'on va écrire.On peut toujours, tant qu'on n'a pas cliqué sur "enregistrer", ajouter une phrase, changer un mot, supprimer un paragraphe. Et une réflexion supplémentaire est alors encore possible, : l'on peut "modifier" ce qui vient d'être enregistré. Du côté du scripteur, , les moyens de se "modérer" lui-même sont supérieurs à tout ce qui se faisait avant. Donc, et plus que jamais, chacun est responsable de ce qu'il écrit. L'aval, c'est la relecture de ses propres productions désormais fixées, et la lecture de la production d'autres abonnés. Ici encore, le temps est avec nous. On n'est pas dans le face à face, où se taire permet à d'autres de monopoliser la parole, où parler spontanément risque l'emportement ou la maladresse, où un mot d'un autre a pu vous échapper. Ici, répondre est profondément responsable. Et on peut choisir ses sujets, ses interlocuteurs. On n'est pas même obligé à un sourire de politesse devant un exposé sur la larve du trombidion (qui peut d'ailleurs passionner d'autres clubistes). On peut recourir à un "usuel", papier ou on line, pour mieux saisir ce que l'on lit. ; ou demander à l'auteur des explications.  On est responsables aussi de ce qu'on lit...Parce que rayer un pseudo de ses lectures peut faire passer à côté d'une idée intéressante, peut empêcher d'approuver un acte de bonne foi (reconnaissance d'une ignorance, d'une erreur, d'un emportement)

On peut regretter des "fils" où le sujet est perdu de vue, qui sont envahis par des bavardages à deux ("lui écrire en privé" ferait l'affaire), qui sont perturbés par des "ad hominem" ( il n'est pas facile d'apprendre à débattre intelligemment, et à "boucler" l'émotion, ou lui donner des expressions acceptables par tous). Le billet est, à mon sens, opportunite, alors que l'édition s'oriente sur un domaine, un sujet.

Une "modération" provenant de l'équipe Direction-Rédaction me parait difficile. Elle exisgerait une capacité de lecture attentive phénoménale. Tout le monde sait qu'on peut être injuste, agressif, cruel, avec une grande correction de langage. Et les "intellos" y auraient un avantage ...Mais, si l'on se veut "non-intello", qui vous oblige à vous exprimer par écrit ? Le gros ennui, c'est que les écrits restent-au moins un temps ; et qu'une parole peut "échapper", pas un écrit (voir plus haut, l'amont).

Beaucoup l'ont écrit dans le Club, échanger amène à se connaiître, d'une autre façon que lorsqu'on échange en face à face. Et la modération est un effort personbnel , plus facile par écrit, et toujours à poursuivre. On ne sera jamais sans défaut, on peut toujours s'améliorer...On est toujours "pas si sapiens"...

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