Vive les feux rouges !

C’est un jour de froid et de ciel bleu. Un jour de janvier, d’hiver lumineux quand le vent goûte les corps emmitouflés.

Dans cette fraîcheur grisante du petit matin, je marche à grands pas sur le trottoir pâle comme un vieux tissu amidonné. Le feu rouge du carrefour m’arrête et j’attends devant le brouhaha des voitures qui démarrent. Mon regard s’évade, s’abandonne sur la tonnelle d’un jardin couverte d’une grande glycine effeuillée. D’épaisses branches se croisent et s’entrecroisent, se séparent et se rejoignent pour dessiner de sensuelles courbes telles des néréides à la chevelure entrelacée de perles. Le flot des véhicules cesse et je traverse dans les images d’un songe où l’entrelacement appelle l’enlacement...

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